Dopage en France : les précédentes affaires

  • Dopage en France : les précédentes affaires
    Dopage en France : les précédentes affaires
Publié le , mis à jour

Si ce sont aujourd'hui Dan Carter, Joe Rokocoko et Juan Imhoff qui se retrouvent sous les feux des projecteurs (car des traces de corticoïdes auraient été trouvées dans leurs urines), le rugby n'en est pas à son coup d'essai en ce qui concerne les accusations de dopage.

Comme le révèlent nos confrères de l’Équipe, des traces de corticoïdes auraient été trouvées dans les urines de Dan Carter, Joe Rokocoko et Juan Imhoff, au soir de la finale de Top14 au Camp Nou. Le dossier est désormais entre les mains de l'AFLD, qui décidera sous quarante jours si l'emploi de ces produits était justifié médicalement. Si ce n'était pas le cas, une prodédure plurisdisciplinaire pourrait être ouverte, une bombe qui secouerait, à n'en pas douter le monde du rugby. Pourtant, avant les trois Racingmen, d'autres joueurs de rugby ont été mêlés à des affaires de dopage. Voici les principales affaires qui ont jusqu'à aujourd'hui touchés le monde du rugby français.

 

2002 - Pieter de Villiers contrôlés positif à la cocaïne et à l'ecstasy 

Alors pilier droit international du Stade français, Pieter de Villiers se retrouve début 2003 au cœur d'une polémique. Soupçonné de dopage à la cocaïne et à l'ecstasy à la suite d'un contrôle inopiné réalisé le 18 décembre 2002, le droitier d'origine sud-africaine se retrouve sous le feu des projecteurs et devient le premier joueur de rugby français suspecté d'un tel dopage. Pour sa défense, l'international tricolore explique avoir ingurgité ces substances à son insu. Il reçoit par ailleurs les soutiens de Max Guazzini, alors président du Stade français, et de Bernard Laporte, sélectionneur du XV de France. En mars 2003, la FFR ne retient aucune sanction envers le pilier droit qui refoulera les pelouses au mois de juin de la même année, mais une blessure à l'épaule le privera du Mondial australien.

 

2011 – Yoann Huget privé de Mondial

Attention aux quiproquos : Yoann Huget n'a jamais directement été accusé de dopage. Il a simplement été reproché à l'ailier, qui évoluait à Bayonne, une série de manquements au « suivi longitudinal antidopage sans justification d'absence ». Des absences qui priveront l'ailier international de Coupe du monde. Initialement prévu dans la liste de Marc Liévremont, Yoann Huget est suspendu trois mois (plus un mois supplémentaire infligé par l'AFLD). Pas dopé mais suspecté, Yoann Huget a payé cher ses absences repétées.

 

2012 – Eifion Lewis-Roberts et Steffon Armitage suspectés

Après la finale de Top14 perdue face à Toulouse, le pilier Gallois du RCT Eifion Lewis-Roberts avait été contrôlé positif à la pseudo-éphédrine et à la morphine. Mais alors qu'il encourait jusqu'à deux ans de suspension, le gaucher avait finalement été innocenté en avril 2013. De cette finale, Steffon Armitage avait également fait l'objet d'un contrôle positif à la morphine, mais avait finalement été blanchi.

 

2015 – Chiliboy Ralepelle positif à un stéroïde anabolisant

Arrivé en France en 2013, Chiliboy Ralepelle n'a joué qu'une quinzaine de matchs sous les couleurs du Stade toulousain et n'a pas forcément marqué l'histoire du club... sur le terrain ! A la suite d'un contrôle réalisé le 19 mars 2014, alors qu'il est en convalescence d'une rupture des ligaments croisés du genou droit,  le talonneur international sud-africain est positif à un stéroïde anabolisant. Suspendu deux ans par World Rugby, le joueur ne défendra plus jamais les couleurs toulousaines et retrouvera les terrains en avril 2016, avec les Sharks.

midi olympique
Voir les commentaires
Réagir

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?