Montpellier, un triomphe sans éclat

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    Montpellier, un triomphe sans éclat
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Mission accomplie pour les Héraultais qui triomphent à domicile des Tarnais et prouvent ainsi leur capacité de réaction suite à la claque reçue face à Toulon. Une victoire précieuse qui ne restera pas dans les annales tant les Cistes ont souffert en seconde période. Les Castrais rentrent bredouilles de l’Altrad Stadium et peuvent nourrir des regrets à la vue de leur domination dans les quarante dernières minutes. 

LE RESUME

Ennuyant. Ce premier acte entre Montpellier est Castres ne peut être résumé autrement. Concentré sur le combat, dans un jeu au près d’avants rugueux et un échange de coups de pied d’occupation incessant, cette opposition n’a laissé aucune place au spectacle durant quarante minutes. Un essai marqué de chaque côté (Grosso pour le C.O et Qera pour le MHR) et un 100% des buteurs, Botica et Kockott, ont “meublé“ le tableau d’affichage. Mais quel dommage de voir autant de surnombres inexploités en attaque par les deux formations et surtout Montpellier, qui privilégie constamment un jeu pragmatique de “gagne terrain“.  Seule lumière, cette accélération héraultaise à la fin de première mi-temps. Dès que les locaux se décident à mettre de la vitesse dans leur jeu dans l’axe en enchaînant les temps de jeu avec un neuf qui colle au ballon, ils sont quasiment inarrêtables. La rencontre continuait sur le même rythme durant toute la seconde période, même si Castres, dominateur, proposait plus de jeu et aurait donc mérité d’être récompensé d’un essai (refusé à la 66e à Tulou, car le numéro huit était devant le ballon dans le ruck et ne pouvait donc pas se saisir du ballon). Un manque de réalisme fatal, à l’image d’une multitude d’en-avant et des six points manqués au pied par Kockott et Urdapilleta, dans des positions très faciles. Six points qui auraient permis au C.O de décrocher un bonus défensif mérité. Le MHR, en panne physique et dépassé en défense sur le second acte, s’en sort très bien…  

 

LE TOURNANT

Montpellier résiste à quatorze contre quinze suite au carton jaune reçu par Gagi Bazadze (44e). Durant dix minutes, les Héraultais n’ont pas du tout souffert de leur infériorité numérique, puisqu’ils n’ont encaissé que trois points et en ont marqué autant. Une occasion gâchée par le C.O, qui aurait dû profiter de cette période pour refaire son retard voir-même inverser le cours du match. Au lieu de ça, les Tarnais ont gâché deux belles occasion d’essais, notamment une pénaltouche à cinq mètres. Le seul ballon perdu dans les airs par les visiteurs, survenu au pire des moments.  

 

LE PLUS BEL ESSAI

Akapusi Qera conclut en force une action d’école héraultaise. Cet essai est la représentation parfaite de la réussite du système de jeu héraultais. Lorsque les avants du MHR se concentrent sur leurs forces, ce jeu au près dévastateur, ils avancent constamment. Et ce fut le cas sur ce mouvement, où après une multitude de temps de jeu dans l’axe, le numéro huit fidjien servi par Jacques Du Plessis, a franchit la ligne d’en-but en force.  

 

L’HOMME DU MATCH

Alexandre Bias, un guerrier d’un autre temps. L’homme n’est pas le plus dense des flankers, mais lorsqu’il plaque, il ne recule jamais et fait constamment mal à ses adversaires. Contre Montpellier, son ancien club, il a distribué un nombre de “cartouches” impressionnant. Dont un plaquage à retardement dans l’en-but Montpelliérain sur Steyn, de dos et en l’air, qui aurait mérité un avertissement. Mais au-delà de ce geste non maîtrisé, Bias a réalisé une performance majuscule en défense et dans le combat. Et il ne méritait donc pas la sortie indigne de son rang que lui a réservé le public montpelliérain, qui a décidément la mémoire courte. Hué lorsqu’il a quitté le terrain, Alexandre Bias a ironiquement applaudit les supporters de l’Altrad Stadium.

 

Par Julien Louis

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