Bordeaux-Bègles, retrouvailles inconfortables

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    Bordeaux-Bègles, retrouvailles inconfortables
Publié le , mis à jour

Les Bordelais retrouvent l'Europe dans des conditions difficiles face à l'Ulster. Ce sera l'occasion de vérifier ce que vaut vraiment une équipe de Ligue Celte triomphante face à un adversaire rompu aux rudes joutes du Top 14. Même s'il est diminué.    

Bordeaux va donc retrouver l’Europe dimanche face à l’Ulster. Les Bordelais n’ont pas vraiment fait mystère de leur priorité. Ils préfèrent la course au Top 6 à celle aux quarts de finale européens. Mais ils disaient un peu ça la saison dernière et ils avaient frôlé l’exploit. Ce rendez-vous avec les Nord-Irlandais aura quand même un parfum particulier, celui de l’inquiétude. Car rarement, nous avions vu les Bordelais à ce point décimés avant un match important . La situation est particulièrement flagrante en troisième ligne avec les blessures de Louis-Benoit Madaule, Luke Braid et Peter Saili (depuis longtemps). Voilà comment un club se retrouve absolument sans réserves, à faire regretter le prêt du jeune Jean-Blaise Lespinasse à Bayonne en début de saison (où il n’ a joué qu’un seul match d’ailleurs). Raphaël Ibanez a donc testé plusieurs options avec Luke Jones, Jandré Marais, Tristan Labouteley, des non-spécialistes du poste. Même le talonneur Ole Avei, est entré dans les réflexions du manageur. Mais les Bordelais comptent bien d’autres blessés : Nans Ducuing, Darly Domvo, Geoffrey Cros, Jone Waqaliva derrière. Le pack aussi compte des lacunes : trois deuxième lignes sont indisponibles : Cyril Cazeaux, Johan Aliouat et Berend Botha. En début de semaine, deux autres joueurs manquaient à l’appel : Jefferson Poirot et Luke Jones sur le flanc à cause d’une gastro-entérite.

 

La motivation de l’outsider

Nous avons donc compté douze blessés. Nous avons donc hâte de savoir comment les Bordelais vont se défendre face à une solide équipe qui a fait de la Coupe d’Europe son objectif principal. Ca donne un piment supplémentaire à ce match et ça donne aux Bordelais un statut d’outsiders qui ne manquera pas de les motiver. Après tout, Raphaël Ibanez a toujours su motiver ses hommes même en pratiquant le turn over. Disons que cette saison, le turn-over s’impose de lui-même avec quelques contraintes bien sûr. L’Australien, Luke Jones aurait sans doute été mis au repos complet d’entrée de jeu, si les blessures ne s’étaient pas accumulées. Jefferson Poirot et Metuisela Talebula étaient aussi destinés à souffler a priori. Julien Rey est lui mis au repos. La saison passée, les Bordelais avaient réussi deux matchs magnifiques à l’extérieur à Swansea et à Clermont avec des équipes expérimentales. Ça s’est produit deux fois, ce n’était donc pas un miracle. On dit aussi que le profil « coureur » de cette équipe se prête très bien au style européen. On verra bien si ce principe se vérifie une fois de plus car l'Ulster caracole en tête de la Ligue Celte. Compétition fermée où l'on joue sans arrière pensée. Le jeu y est souvent très offensif avec des séquences très longues, mais ses ténors se heurtent souvent à la rudesse des pensionnaires du Top 14, même diminués. Il suffit souvent d'une entame réussie.

Jérôme Prévot
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