Laurent Travers «On reste des hommes»

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    Laurent Travers «On reste des hommes»
Publié le , mis à jour

« Je suis content, la Coupe d’Europe attire du monde », a ironisé jeudi midi l’entraîneur du Racing Laurent Travers en débarquant dans la salle de presse du centre d’entraînement du club francilien, garnie d’une dizaine de journalistes. Evidemment, les premières questions ont tourné autour de l’affaire des « corticoïdes ». Mais il a tout de même été question de jeu et du Munster. Extraits.

Le contexte a-t-il été problématique pour préparer ce premier match de Champions Cup face au Munster ? 

Par rapport à tout ce qui a pu se passer, à nous d’être encore plus forts, d’être encore plus solidaires, plus pragmatiques. Et faire ce qu’il faut pour remporter ce premier match de champions Cup. La préparation avait déjà été difficile avant le match face au Stade français. Mais, on n’a pas à se cacher derrière quoi que ce soit.

 

Avez-vous débriefé les joueurs qui ont été entendus mercredi par la commission de première instance de lutte contre le dopage de la FFR et que pouvez-vous nous dire ? 

Non, nous n’avons pas débriefé. Je suis venu ici pour faire une conférence de presse sur la Champions Cup et sur ce premier match face au Munster. Le reste, je n’en parlerai pas. Il y a des gens qui parlent sans savoir. Adressez-vous à eux, ils savent beaucoup de choses. Il vous renseigneront.

 

Qu’avez-vous retenu de votre difficile victoire face au Stade français ? 

On ne pourra pas se permettre de défendre durant toute une rencontre pour remporter un match de Champions Cup. C’est une certitude. Autant face au Stade français, on a su faire le dos rond et faire ce qu’il fallait pour être réaliste. Mais si on aborde la Champions Cup de cette manière, ce sera beaucoup plus difficile. Contre le Munster, il nous faudra être capables d’avoir le ballon et de le garder plus longtemps pour mettre la défense en difficulté.

 

Justement, comment situez-vous cette équipe du Munster qui brille peu ces dernières saisons sur la scène européenne ? 

C’est une équipe qui a tout de même de l’expérience, qui, à l’instar de toutes les provinces irlandaises, mise tout sur la Coupe d’Europe. Ils se préparent donc pour cette compétition. Sur le plan du jeu, c’est une équipe très bien en place dans le secteur de la conquête et un jeu de ligne intéressant. De toute façon, la poule est très relevée, très homogène. En sortir ne sera pas un mince affaire. Être finaliste de la dernière édition n’apporte aucune garantie.

 

L’arrivée d’un entraîneur sud-africain, Rassie Erasmus, se ressent-elle sur le système de jeu du Munster ? 

Ils sont revenus à ce qui faisait leur force, c’est à dire le jeu d’avants. Au moins, on est prévenu.

 

Avez-vous senti que cette rencontre avait un goût particulier pour Ronan O’Gara ? 

Il ne m’en pas directement parlé, je ne répondrai donc pas à sa place. Mais, quand on a passé toute sa carrière dans un club, ça marque un homme. Quand on connaît l’importance que Ronan a pu avoir au sein du Munster, de Cork, de l’Irlande, ce n’est pas rien. Il pourrait être le Maire de la ville tant sa popularité est immense. Je pense que cette rencontre lui tient à cœur.

 

Par rapport à la mise en place de votre projet de jeu et de votre montée en puissance, la Coupe d’Europe arrive-t-elle trop tôt ? 

Je vous dirai ça après les deux premiers matchs (sourires). Évidemment, j’espère qu’elle arrive au bon moment, mais comment en être sûr ? Donnez-moi un entraîneur qui est sûr de lui ? Si il y en a un, je dis bravo !

 

Ressentez-vous plus de cohésion au sein de l’équipe par rapport aux derniers événements intervenus ? 

Nous n’avions pas besoin de ce qui s’est passé la semaine dernière pour qu’il y ait de la cohésion dans le groupe. L’envie de gagner, d’être ensemble, la joie de vivre ont toujours été présentes. Après, le groupe est en forme sinusoïdale. On est capables d’être très performant, comme on est capables d’être défaillants. Évidemment, le groupe a été affecté. Les joueurs, les entraîneurs sont des êtres humains... On reste des hommes. Et ça, les gens l’ont oublié. Tout simplement.

Arnaud Beurdeley
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