Jourdan, retour au jeu

  • Jourdan, retour au jeu
    Jourdan, retour au jeu
Publié le

Après trois ans comme entraîneur-joueur, le demi de mêlée Flavien Jourdan a rechaussé les crampons comme simple joueur et affronte dimanche Pontarlier, qu’il entraînait la saison dernière.

Dimanche, Flavien Jourdan va emprunter la route entre Lons-le-Saunier et Pontarlier pour la première et dernière fois de la saison. L’année dernière, le demi de mêlée la prenait plusieurs fois par semaine. Entraîneur et joueur, il avait rejoint le club du Haut-Doubs pour s’occuper de l’équipe avec Raphaël Boyé et son pote, Alex Farina. Mais à l’intersaison, il a décidé de jeter l’éponge et de retourner dans le Jura. Sa femme a repris le travail après la fin de son congé maternité. Et avec deux petites filles à la maison et un lever à 4 heures du matin pour une embauche à 5 heures dans un commerce de primeur, il devenait de plus en plus difficile de faire la route. « Je devais repartir avec Alex et je pensais trouver une solution mais cela n’a pas été possible. » Il a donc repris du service à Lons-le-Saunier, mais comme simple soldat. Avant Pontarlier, il avait en effet assumer les fonctions d’entraîneur-joueur pendant deux saisons au club, avec une montée en Fédérale 3 à la clé ! « Au début, ça fait bizarre, reconnaît-il dans un éclat de rire. Mais je sais que je reviendrai à l’entraînement. C’est une parenthèse. Et je n’ai que 32 ans. Ces trois années ont été une bonne expérience, humainement et rugbystiquement. » Dimanche il se retrouvera dans une situation particulière : sur le terrain aux côtés de joueurs qu’il a entraîné face à des joueurs… qu’il a entraînés.

 

« Je suis au service de l’équipe »

Déjà, en début de saison, il a fallu prendre la mesure de son nouveau rôle. Proche de Victor Bussot, le coach des trois-quarts, il sait rester à sa place. « J’essaie d’amener mon expérience, sans me prendre pour un autre ni ramener ma science, souffle-t-il. Je suis au service de l’équipe et j’essaie surtout d’appliquer ce que je demandais aux joueurs de faire… J’en profite aussi pour prendre de l’expérience, de vivre à l’intérieur du groupe. Cela pourra me servir pour la suite. » L’avenir immédiat, il le voit délicat. Avec trois victoires bonifiées, Pontarlier a commencé pied au plancher. Alors, il sait que ce sera difficile de faire un coup dimanche. « Pontarlier profite du travail de fond effectué la saison dernière. Je connais Alex et il aura bien préparé son coup. Je sais ce qu’il faut faire pour enrayer la machine mais il faut pouvoir le faire ! » Dans tous les cas, sur le terrain et en dehors, ce sera un match particulier pour lui. Et il n’a pas peur d’être ciblé sur le terrain par ses anciens coéquipiers et joueurs. « J’ai un regard détaché. Ce n’est que du sport ! J’ai gardé de bonnes relations avec eux et ils ont compris ma situation. »

 

Par Sébastien Fiatte

midi olympique
Voir les commentaires
Réagir

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?