L’Isle-en-Dodon : Après l’euphorie, place à la réalité

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    L’Isle-en-Dodon : Après l’euphorie, place à la réalité
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L’USL a retrouvé la réalité du terrain. A l’échelon supérieur, le champion de France et des Pyrénées de Première Série espère bien jouer les premiers rôles.

A l’Isle-en-Dodon, on n’oubliera pas de sitôt le 12 juin 2015. Ce jour-là, à Pézenas, en finale nationale de Première Série, l’USL (la première association sportive de ce patelin de deux mille âmes) prenait le meilleur sur la formation alpine de Vif-Monestier (23-6). Après le coup de sifflet final libérateur du directeur de jeu catalan, Paul-Henri Courbier, les Haut-Garonnais étaient officiellement sacrés, pour la première fois de leur histoire, champion de France. Quelques semaines plus tôt, ils avaient déjà goûté à la joie d’un titre, celui de champion des Pyrénées, conquis face au voisin de Sainte-Foy-de-Peyrolière. Une double consécration qui a comblé de bonheur tout un canton, un bassin de population et surtout les historiques du club les « Jojo » Grindes, Michel Cottin ou encore Christian Lafforgue qui, pendant des années, n’ont pas ménagé leurs efforts pour que l’USL puisse exister dans ce très exigeant championnat midi-pyrénéen.

L’équipe à battre

De fin juin au mois d’août, les deux boucliers brillamment remportés ont été l’objet de bien des convoitises. Ils ont été baladés, promenés dans les villages environnants et surtout particulièrement bien arrosés. « Nous avons apporté du bonheur dans des foyers. Ce doublé a marqué énormément de personnes dans le canton. Nous sommes une simple équipe de rugby et nous avons rendu des gens heureux. à Pézenas, après la finale, je conserverai toujours en mémoire le sourire des supporters », déclare le coentraîneur Olivier Charlas.

Après une période estivale plus qu’euphorique, le champion de France a retrouvé l’exigence du terrain au cœur du mois d’août. Pour ainsi dire, l’ensemble du groupe a réussi à tourner la page de cette saison inoubliable. « Après l’euphorie, il a fallu se remettre au travail. Mais dans l’ensemble, cela s’est bien passé. Les joueurs sont conscients qu’ils sont devenus l’équipe à battre, ajoute Olivier Charlas. Ce double titre nous a permis de recruter plus facilement. Cette année, dix-sept joueurs sont venus nous rejoindre dont certains ont un niveau supérieur à celui de la Promotion Honneur. Forcément, il y a de la concurrence, ce qui va normalement tirer le groupe vers le haut. Il sera bien difficile de faire mieux que l’an dernier mais nous espérons jouer un rôle dans ce championnat. »

Pour le moment, les Lislois sont bien partis. Lors de la journée inaugurale, ils ont vaincu leurs voisins du canton Saint-Lys (17-16), échoué d’un cheveu lors du premier déplacement à Daumazan (17-19) et dominé, lors de la dernière journée à Villeneuve-du-Paréage (41-16). Dans un avenir un peu lointain, les dirigeants seraient bien tentés par une expérience au plus haut niveau régional. Mais pour le moment, il n’y a pas le feu. Dans cette terre rurale de L’Isle-en-Dodon, on sait qu’il ne faut pas brûler les étapes ni mettre la charrue avant les bœufs. D’abord, il faut bien négocier cette première saison en Promotion Honneur.

Didier Navarre
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