Anne-Sophie Rousseau, son cœur balance

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    Anne-Sophie Rousseau, son cœur balance
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La vauclusienne mène une double carrière sportive. Après avoir évolué à haut-niveau en handball, elle continue de jouer au niveau départemental. Tout en pratiquant le rugby avec le club de Velleron.

Dimanche prochain, Anne-Sophie Rousseau, ouvreur de Velleron, se déplacera avec son équipe à Narbonne. La veille, elle aura récupéré des efforts consentis vendredi soir, face à L’Isle-sur-la-Sorgue, lors d’une rencontre départementale de… handball. Depuis plusieurs saisons, la doyenne de l’équipe (44 ans) cumule les deux sports apparemment si éloigné mais assez semblable. « C’est très complémentaire, plaide-t-elle. Et le hand est plus violent que le rugby. On se fait arracher le bras, pousser dans le dos, les genoux sont sollicités aussi sur les changements d’appuis. Au rugby, il y a beaucoup de courses en ligne droite, et on sait qu’on va se faire plaquer, on peut se préparer. » Avant de venir au XV, en 2008, elle avait déjà une longue carrière de handballeuse commencée alors qu’elle était encore étudiante, à Marignane, en Nationale 1B, l’antichambre de l’élite.

La tentation de la Fédérale 1

En 2004, la demi-centre ou arrière, découvre le rugby à… XIII, avec une bande de copines, à Caumont-sur-Durance. Elle pratiqua pendant quatre ans, le temps de décrocher un titre de championne de France en 2005 ! Puis elle a rejoint Velleron, où elle a commencé au centre, avant de jouer à l’ouverture, depuis deux saisons. En fin de saison dernière, elle a pensé raccrocher les crampons, comme plusieurs de ces coéquipières. Mais l’envie de poursuivre sa carrière a été la plus forte. « On montait en Fédérale 1 et c’était tentant de jouer contre de grosses équipes, explique-t-elle. On a perdu nos deux premiers matchs mais on n’est pas ridicules. On pensait que ce serait plus dur. » Finalement, le plus difficile sera peut-être de se résoudre un jour à se retirer des terrains. « Mon ostéopathe me dit chaque année que ce serait bien d’arrêter, sourit-elle. Mais j’appréhende. C’est quand on arrête que les blessures se réveillent, que la mécanique se rouille… »

Par Sébastien Fiatte

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