Puilboreau, un avenir de succursale ?

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    Puilboreau, un avenir de succursale ?
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Pour exister à l’ombre du Stade Rochelais, les Puilborains ont des atouts dans leur manche qu’ils ne veulent pas galvauder.

Une société de l’élite peut-elle être une source de développement pour les clubs modestes qui vivent sous le parapluie de sa forte influence ? La question mérite un débat, arguments contre arguments. Les exemples sont nombreux autour de nos clubs du Top 14, mais le cas du RC Puilboreau, en banlieue rochelaise, est particulièrement édifiant. Le RCP, qui évolue en Fédérale 3, est numéro 2 de l’agglomération derrière le Stade rochelais, et son coprésident Jean-Michel Cormier évacue le premier constat basique : « Il est très difficile d’exister à côté du Stade rochelais qui capte la manne du partenariat (je suis moi-même partenaire du club, N.D.L.R.) et celle de la Communauté d’agglomération de La Rochelle (CDA). On ne comprend pas pourquoi la CDA n’a pas de compétence sportive. » Bref, sur un plan économique, le coup est injouable pour les Puilborains et leur budget de 230 000 €. Ils doivent donc actionner d’autres leviers avec autant de conviction que de délicatesse. Le principe repose sur les excellentes relations nouées entre les deux voisins en matière de jeunes et de formation. Et toutes proportions gardées, le RCP a des arguments à faire valoir puisqu’il est, en Poitou-Charentes, le seul club à posséder des Bélascain. Ancien pilier du Stade, responsable du sportif et employé du RCP depuis début octobre en charge du développement, Alex Barès ne se contente pas de son rôle d’entraîneur (avec Jean-Marc Feuillet). La qualité de ses relations avec Sébastien Boboul et Grégory Patat les entraîneurs du groupe Espoirs rochelais, lui permet d’orienter le projet puilborain vers une collaboration constructive.

Le fils Milhas arrive

Alex Barès s’en explique : « Il me paraît intéressant de me tourner vers les Rochelais pour envisager des possibilités de tutorat avec des joueurs emmenés à ne pas beaucoup jouer. Le principe avait été installé, il est réitéré cette année avec cinq jeunes qui viennent étayer et renforcer notre effectif. Ils participent aux entraînements collectifs et ils font partie intégrante du projet de club. Il ne nous déplairait pas d’attirer aussi des anciens rochelais. Nous sommes une structure d’accueil, c’est notre credo depuis deux ans et c’est pour nous le moyen d’exister. Nous partons du projet sportif un peu léché et séduisant mais nous avons ensuite l’obligation d’améliorer et développer nos infrastructures. C’est devenu une priorité si nous voulons pérenniser le club. » Afin d’aller au bout de ses louables intentions, le RCP a créé une commission de soutien qui permet d’aider les joueurs. Toute cette énergie aurait un effet démultiplicateur si Puilboreau retrouvait une place, durable, en Fédérale 2. À ce propos une question affleure : Pourquoi, dans un souci d’excellence, le RCP ne deviendrait-il pas une sorte de succursale du Stade Rochelais qui apporterait sa contribution ? Jean-Michel Cormier et Alex Barès sont, bien sûr, disposés à en discuter. « Jean-Pierre Elissalde avait été le premier à l’évoquer, rappelle le président. Serge Milhas a essayé, on espère que Grégory Patat sera un bon interlocuteur. » Au sujet de Serge Milhas, il a éclairé le rôle que pourrait jouer Puilboreau en dirigeant sur le club le fils du président de Fleurance arrivant dans la région. Plus significatif encore, le fils de Serge qui séjournera à La Rochelle, portera à partir de janvier le maillot du RCP qui affiche ostensiblement sa vocation.

Par Gérard Piffeteau

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