Le BSORF dans la peau

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Publié le , mis à jour

Depuis la création du club, la famille Caravacca a toujours été fidèle.

L’année prochaine, Saint-Orens (qui n’avait pas encore fusionné avec Blagnac) fêtera ses trente ans d’existence. à l’origine, deux hommes ont largement contribué à la naissance de cette structure : Claude Souleil et Richard Caravacca qui, à l’époque, officiaient comme directeur de jeu en Midi-Pyrénées. Désormais, Claude Souleil, le premier président du club, coule une paisible retraite dans sa campagne natale du Tarn-et-Garonne. Richard Caravacca, le premier entraîneur du SORF et ancien talonneur du Stade toulousain et du Toulouse UC, est toujours impliqué dans la vie de ce club historique avec lequel il peut se flatter d’avoir conquis deux titres nationaux, en 1990 et 1993, face à la redoutable formation de Bourg-en-Bresse. L’ancien arbitre et entraîneur est désormais manager de l’actuel BSORF. La secrétaire du club n’est autre que son épouse, Sylvie, qui fait partie des pionnières saint-orennaises.

« C’était spartiate mais c’était le bon temps »

À l’époque, elle officiait à la gauche de la première ligne et garde un souvenir ému de ses débuts en Rouge et Noir à la fin des années 80. « Quand nous avons monté le club, nous n’avions pas grand-chose. C’était du bricolage. Je me souviens du premier match où nous nous sommes retrouvés quinze par miracle. Le président de l’équipe masculine nous avait prêté les shorts. Notre premier siège était un préau où nous recevions les équipes. Quelquefois, il nous est arrivé de financer de notre poche les déplacements. C’était spartiate mais c’était le bon temps. Entre 1990 et 1997, nous avons disputé six finales et remporté deux titres. Personnellement, je garde un excellent souvenir du match face à Herm (1997) qui a été télévisé sur FR3. Trente ans après, le rugby féminin a évolué dans le bon sens. Les clubs sont parfaitement structurés. Avec Richard, nous sommes fiers de cette évolution positive. »

Comme une passion se cultive et se partage en famille, leur fille unique, Margaux, a repris victorieusement le relais, toujours aux fauteuils d’orchestre. Championne de France de Fédérale 3 avec l’équipe B de Saint-Orens en 2013 face au Stade français, elle collectionne cette saison les feuilles de match en Top 8. Au sein de la famille Caravacca, le rugby féminin est un sujet largement abordé et dans ce domaine, Richard, Sylvie et Margot sont vraiment intarissables.

Didier Navarre
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