• Lourdes, la victoire, enfin !
    Lourdes, la victoire, enfin !
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Fédérale 2

Lourdes, la victoire, enfin !

Les bigourdans pointent à la dernière place de leur poule de Fédérale 2. Ils ont signé dimanche dernier la première victoire de leur saison.

On se souvient des déclarations de l’intersaison, ce moment un peu abstrait où la compétition n’a pas encore commencé et où tous les rêves sont encore permis. On se souvient que les Lourdais espéraient alors redorer leur lustre d’antan et enfin prétendre à la qualification en Fédérale 2, histoire d’offrir à leur public un printemps gai et radieux, eux qui mangent leur pain noir de descentes en désillusions depuis de trop nombreuses saisons déjà.

Cinq mois ont passé. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les Lourdais accusent un certain retard à l’allumage et que leurs belles ambitions ont déjà « du plomb dans l’aile ». Il a en effet fallu attendre la cinquième journée pour voir les hommes du président Irigoyen remporter leur première victoire de la saison. C’était dimanche dernier à Mauléon et ce n’est pas encore suffisant pour sortir de la zone rouge, pour quitter cette dernière place qui inquiète. Est-ce au moins le premier jour du reste de la saison, le match du déclic, celui qui va enclencher la nouvelle dynamique ? Il est encore trop tôt pour le dire mais cette victoire fait du bien. Force est de constater que le recrutement estival, sans folie et basé sur la jeunesse peine à prendre ses marques. Avec un budget de 500 000 €, le club n’est pas le plus riche de la poule, loin de là, mais Jean-Claude Irigoyen espérait que ces hommes feraient fi de ce handicap en compensant par l’envie et la détermination. Jean-Paul Trille, mandaté pour gérer les trois-quarts et apporter toute son expérience, n’a pas encore réussi à générer la nouvelle dynamique qu’il souhaitait. Une question de temps, sans doute. Mais le temps presse car les autres n’attendent pas.

Un impératif de perfection

En cas d’échec dans la course à la qualification, la présidence de Jean-Claude Irigoyen pourrait-elle être remise en cause ? C’est en tout cas ce que l’homme laissait entendre au mois d’août : « Ce serait une grosse déception que de ne pas parvenir à nous qualifier. Je suis un compétiteur, j’aime gagner ! » Il reste encore de la marge et du temps pour redresser la barre mais les Lourdais ont grillé tous leurs jokers. Le reste de la saison devra être parfait. Les prochains écueils seront capitaux. Les Lourdais iront à Nafarroa, l’autre occupant de la zone rouge, avant de recevoir Pamiers et d’aller à Boucau-Tarnos. Tout sauf une sinécure mais le salut du club mythique, huit fois champion de France, doit passer par là !

Par David Bourniquel

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