Castres, stop ou encore ?

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    Castres, stop ou encore ?
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Dominés au Leinster où ils ont encaissé leur troisième défaite consécutive, les Tarnais abordent ce deuxième rendez-vous européen avec la ferme envie de retrouver la victoire. Et ainsi savoir s’ils poursuivent l’aventure continentale, ou non…

Mine de rien, le Castres olympique va connaître un nouveau tournant de sa saison ce week-end : il va savoir s’il disputera une ou deux compétitions cette année. Certes, le CO a connu un épisode délicat en Irlande. Mais franchement, il n’y a pas péril en la demeure. Certes, la manière avait quelque chose de dérangeant dans la mesure où la domination irlandaise a été nette. Mais le résultat, in fine, est le même pour tous ou presque : sur neuf rencontres disputées ce week-end, on ne dénombre pas moins de sept défaites à l’extérieur, dont seules deux ont été bonifiées (Toulouse et Montpellier). La Coupe d’Europe des cinq déçus n’est pas finie pour autant : « Nous savions que ce déplacement au Leinster allait être délicat. Mais notre objectif reste le même. Une victoire ce week-end, et nous revenons dans la compétition », positive l’entraîneur des avants Joe El Abd. « Au-delà des lacunes identifiées sur les mauls et les ballons hauts, nous avons compris que nous ne nous sommes pas donné les moyens de mettre la même intensité que les Irlandais. Nous étions prévenus, mais cela nous a quand même surpris. Cela va nous servir de leçon pour le reste de la saison : cette intensité nous donner », prolonge le manager Christophe Urios.

 

Le plaisir par la victoire

Le message est clair. Les Castrais n’ont pas passé la semaine à se morfondre. À quoi bon, au juste ? En accueillant les Saints de Northampton, qui sont loin d’évoluer au niveau qui les mena en finale européenne face au Leinster en 2011 (lire ci-contre), ils savent qu’ils tiennent là l’occasion de mettre un terme à cette maudite série de trois défaites sèches en autant de déplacements périlleux (Clermont, Montpellier, Leinster) : « Nous voulons retrouver du plaisir, et il n’y a pas de mystère : en rugby, le plaisir vient avec la victoire. Alors on ne va pas se cacher, nous devons gagner. Quand on gagne, cela devient une habitude », insiste El Abd. L’ex-flanker du RCT évoque ici le fait que son équipe doit, au-delà de son ambition d’exister sur la scène européenne, n’a pas goûté à la victoire depuis trop longtemps. La dernière fois que les Tarnais ont levé les bras au ciel au coup de sifflet final, c’était il y a un mois. Le 24 septembre dernier, quand ils avaient dominé avec autorité le champion de France en titre, le Racing 92. Depuis ce jour, et en dépit d’efforts colossaux déployés, les Castrais n’ont pas remporté le moindre point. Rageant. Mais bien réel.

 

Northampton et la prise du centre

Le 15 août dernier, le CO avait déjà largement dominé les Saints à Camarès dans le cadre du Challenge Vaquerin, et a pu avoir un avant-goût du jeu mis en place par Jim Mallinder : « On a pu voir que cette équipe fonde son jeu sur la vitesse ainsi qu’une prise rapide du centre du terrain. Mais elle était aussi privée de joueurs très importants tels que North, Picamoles, ou Tusi Pisi. Ce sont des hommes très importants dans le système de jeu. Et si on leur laisse de la liberté, on se met en danger », prévient Urios. Cette fois, les Saints débarqueront à Pierre-Antoine avec leur plus belle armada. Cela tombe bien, les Castrais aligneront leur « plus belle équipe », dixit Urios. Histoire de se donner les moyens de prolonger le plus longtemps possible l’aventure européenne.

Simon Valzer
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