France XIII : L’Angleterre était supérieure

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    France XIII : L’Angleterre était supérieure
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A Avignon, les Anglais l’ont logiquement emporté (40-6). L’équipe de France a fait preuve de courage et n’a pas démérité face à un adversaire qui a joué un ton au dessus.

C’est toujours la même chanson. Depuis 1981, l’équipe d’Angleterre dicte et impose sa loi sur son homologue français. Depuis trente-cinq ans, elle collectionne et enchaîne les victoires. À Avignon dans un Parc des Sports qui avait accueilli près de 15 000 spectateurs, l’Angleterre l’a emporté logiquement (40-6) face à une équipe de France en reconstruction qui n’a pas à (vraiment) rougir de ce revers. « Par rapport au 84 à 4 de l’an dernier à Leigh, cette fois, le score est plus acceptable. Mais sur l’ensemble de la partie, l’addition est lourde. L’équipe de France ne méritait pas de s’incliner sur un tel écart », fait remarquer un inconditionnel supporter des Bleus au terme de la rencontre.

On ne peut pas reprocher aux Bleus de n’avoir pas fait honneur à leur maillot, d’avoir manqué de courage ou de solidarité. Ils ont eu de l’orgueil, du cœur à revendre, à l’image du capitaine Rémi Casty, Mickael Simon, Romain Navarette, Eloi Pélissier, Tony Gigot, Vincent Duport. Mais face à adversaire largement supérieur (qui avait coché sur la feuille de match sept joueurs de NRL), les élans du cœur n’ont pas suffi. En revanche pendant les vingt premières minutes, les tricolores ont animé cette rencontre, pris des initiatives. Et sur une prouesse individuelle, du nouveau joueur de Leigh, Eloi Pélissier, les Bleus ont eu les faveurs du tableau d’affichage (6-0).

Contrainte alors de courir après le score, l’Angleterre a mis peu à peu la main sur les débats, imposant un défi physique. Au fil des minutes, les charges des frères Burgess, de Scott Taylor, James Graham ont sérieusement fragilisé le bloc défensif tricolore. Petit à petit, l’équipe de Wayne Benett a réussi à exploiter les brèches. Avant la pause et ce, en l’espace de treize minutes, le score est passé sans transition de 6 à 0 à 6 à 22. « À la pause, le score est lourd, fait remarquer le centre, Vincent Duport. Notre investissement n’a pas été récompensé. Nous rendons bêtement le ballon aux Anglais. Ces derniers ont su les exploiter. Nous pêchons aussi en fin de match. Sincèrement, ce score de 40 à 6 n’est pas tellement conforme à la physionomie de la partie. »

Rendez-vous le 12 novembre à Perth

Un avis que partageait le sélectionneur tricolore, Aurélien Cologni satisfait de l’implication, de l’investissement de ses joueurs. En revanche, la prestation du directeur de jeu, Phil Bentham n’a pas convaincu le technicien tricolore. « Lorsque nous avons mené 6 à 0, il nous sanctionne à deux reprises alors que nous avons la possession de la balle. Il a été très sévère à notre encontre. Déjà que nous étions sous pression, c’était encore plus difficile pour nous exprimer. Ce match est cependant riche d’enseignement pour l’avenir. »

L’avenir c’est la prochaine Coupe du monde en Océanie, l’équipe de France retrouvera l’Angleterre le 12 novembre 2017 à Perth dans sa poule qualificative. Les Tricolores ont plus d’un an pour préparer ce rendez-vous. Pour se hisser au niveau de la meilleure nation européenne, il y a tout de même pas mal de travail.

Didier Navarre
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