• Castelnaudary, un dur apprentissage
    Castelnaudary, un dur apprentissage
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Fédérale 2

Castelnaudary, un dur apprentissage

Promu à l’intersaison, le ROC souffre et court après son premier point au classement. Malgré la difficulté, l’ensemble du club se serre les coudes.

C’est un éternel refrain. « Les saisons se suivent et ne se ressemblent pas. » L’an dernier, Castelnaudary brillait de mille feux au sein du troisième échelon fédéral. Sur leur pelouse de Coubertin, les Chauriens s’éclataient et collectionnaient les victoires au point qu’ils ont passé avec succès la phase qualificative et deux tours de la phase éliminatoire, lesquels étaient synonymes d’accession à l’étage supérieur. Cette promotion, les Audois l’attendaient depuis une décennie.

À ce jour, le club cher à la famille Spanghero n’est pas particulièrement à la fête. En six rencontres officielles, il ne compte que des défaites dont deux à domicile face à Balma (37-21) et Leucate-Roquefort (31-22) lors du week-end dernier. La situation est d’autant plus inquiétante puisque, après cinq rencontres, l’équipe fanion n’a toujours pas pris le moindre point. Au classement général, elle est lanterne rouge sur le plan national.

Le Roc souffre et tire le diable par la queue. Au sein de la maison chaurienne, il n’y aura pas de révolution de palais. Les membres du comité directeur préfèrent analyser la situation plutôt que de rejeter la faute sur les uns et les autres. « Sincèrement, je ne pensais pas qu’en l’espace de quelques années, la Fédérale 2 s’est considérablement bonifiée. La majorité des clubs que nous rencontrons possèdent d’anciens joueurs professionnels de Pro D2 voire du Top 14. De notre côté, il n’est pas dans notre culture de recruter d’anciens professionnels. Pour ma part, je préfère recruter au niveau local, des joueurs issus de l’Aude et de la plaine du Lauragais. De plus, avec un budget de 200 000 €, nous ne pouvons pas nous attacher les services d’anciens professionnels ou de joueurs chevronnés », constate le président Stéphane Bergerou.

Une réserve de première classe

Ce début de saison certes difficile, mais tout n’est pas à jeter aux orties puisque l’équipe « b » truste, de son côté, les victoires. Elle en comptabilise quatre pour une seule défaite face à Céret. « C’est un paradoxe, l’équipe B brille et l’équipe fanion souffre, ajoute le président. Mais il n’est pas question de baisser les bras. Nous savons que la suite de la saison sera très dure. Nous allons résister, tenter de remporter un ou deux matchs et espérons que l’équipe réserve se qualifie. Si nous descendons en Fédérale 3, le club s’en relèvera. » C’est le lot des équipes promues de faire le yo-yo. Dimanche, les Chauriens se rendent à Millau. Mais, ils n’y vont pas en victimes expiatoires. Le Roc a beau être lanterne rouge, il a encore de l’orgueil à revendre. 

Didier Navarre
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