• Villefranche-de-Lauragais, l’euphorie du village gaulois
    Villefranche-de-Lauragais, l’euphorie du village gaulois
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Fédérale 2

Villefranche-de-Lauragais, l’euphorie du village gaulois

L’équipe fanion est la seule de ce niveau à revendiquer cinq victoires en autant de matchs. Le FCV renoue avec un glorieux passé, ce qui ne l’empêche pas d’ambitionner la montée.

Qui parvient à situer Villefranche-de-Lauragais, paisible bourgade de 4 500 âmes sur la carte de France ? Une chose est sûre, L’ancien international briviste, le troisième ligne aile, Jean-Luc Joinel le sait. Un jour de janvier 1985, avec son cher CAB, il s’est frotté à cette formation haut-garonnaise dans le cadre des 32e de la Coupe de France. Malgré deux divisions qui séparaient les deux clubs, la victoire est revenue à Villefranche (15-7). Un succès qui avait alors permis à l’équipe présidée par Francis Cazeneuve de s’offrir une belle légitimité sportive sur le territoire d’ovalie. Deux ans après, lors du très décrié championnat à 80 préconisé par Jacques Fouroux, le FCV avait réussi à faire mordre la poussière au Racing Club de France (27-20) alors finaliste du championnat. C’est ainsi que naquit la réputation de ce club aux allures de village gaulois qui pendant des années à parfaitement tenu son rang au sein du deuxième niveau national de l’époque.

La Fédérale 1 comme projet

Désormais, Villefranche ne songe plus à se mesurer au Racing ou à Brive. Ses adversaires ont pour nom Mazamet, Gaillac, Leucate, au sein de la deuxième division fédérale dans laquelle, les Villefranchois exercent une domination sans partage. Après cinq rencontres officielles, les Haut-Garonnais ne comptent que des victoires dont un double succès sur les pelouses tarnaises de Gaillac (20-15) et Mazamet (19-18). À ce jour, aucune équipe de ce niveau de compétition n’a fait mieux. Au classement général, toutes poules confondues, le FCV en est la tête de gondole.

Cette embellie sportive ne fait pas tourner pour autant la tête à tous les brillants serviteurs du club. « Nous ne pouvons qu’être satisfaits des résultats actuels. C’est le fruit d’une bonne préparation d’intersaison. Mais, gardons les pieds sur terre, nous ne sommes pas encore déplacés à Céret et Leucate qui sont aussi des prétendants à la première place », analyse le coentraîneur Stéphane Mellies. Reste que ces résultats ne sont pas le fruit du hasard. Derrière cette première place, il y a une ambition affichée, celle de rejoindre le plus tôt possible la Fédérale 1. « C’est un projet mûri et préparé du club de rejoindre le plus haut niveau fédéral. Chaque année, nous ne sommes pas loin du but, fait remarquer Stéphane Melliès. Rappelons qu’en 2015, nous échouons en huitièmes face à Lavaur. L’an dernier avec une équipe remaniée, nous perdons à Saint-Jean-de-Luz, le champion de France. Cette année, nous espérons monter. »

Pour être en phase avec leur objectif, les Villefranchois ont des arguments. Certes, ils ne disposent pas d’un budget illimité, mais d’un solide réseau de connaissances qui permet de caser socialement les joueurs. Ceux qui ont rejoint le club cette saison (Clément Allabert, Nans André) ne sont pas des noms ronflants, mais des joueurs confirmés qui ont adhéré au projet de jeu et à l’esprit du FCV. En ce début de saison, le club voit aussi l’éclosion de jeunes juniors issus de l’équipe Bélascain. Ces purs villefranchois Pierre Nérocan, Pierre Pagès, Jérémy Durrieux, Yann Melliès sont désormais intégrés dans le groupe de l’équipe fanion. Cette jeunesse nourrie à la culture du maillot rouge et blanc espère conforter cette invincibilité actuelle. Voilà un beau défi à relever pour un début de carrière chez les grands.

Didier Navarre
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