Michalak les a séduits

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    Michalak les a séduits
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Par son expérience, sa personnalité et ses performances, Frédéric Michalak a séduit le promu. Avec ses anciens coéquipiers toulonnais, il accueille son ancien club ce dimanche.

À l’intersaison, Pierre Mignoni avait prévenu. Le recrutement de Frédéric Michalak, ses états de service en équipe de France, son palmarès, risquait de provoquer des attentes énormes, dans un club et devant un public qui voyait défiler en quelques saisons, un ancien international français, après Sébastien Chabal et Lionel Nallet en 2014 et Julien Bonnaire en 2015. « Je compte sur lui, comme je compte sur tous les autres », avait tenu à préciser en substance l’entraîneur.

Au moment de retrouver Toulon, qu’il a quitté en juin pour rejoindre Lyon, avec quatre coéquipiers (lire le chiffre), l’ancien ouvreur international a achevé de prendre ses marques avec le promu. Après une mise en route délicate contre Brive, à l’image de son équipe, Frédéric Michalak a trouvé la bonne carburation. Il a ainsi joué un rôle essentiel lors des deux derniers succès de Lyon en championnat, à domicile, en réalisant un sans-faute face aux perches (7/7) contre Toulouse, sans oublier de plaquer à tour de bras, puis, en position de demi de mêlée, il a enquillé dix-sept points contre Pau, et marqué un essai de filou pour rassurer son équipe qui avait mal démarré. « Je me sens bien dans le club, je me sens bien dans le groupe, confie le joueur. C’est le plus important. Il y a de très bons joueurs dans cette équipe. Maintenant, il faut prouver à chaque match que nous sommes présents, que nous voulons exister. »

La venue de Toulon, en ce mois de novembre de tous les dangers pour des Lyonnais pas gâtés par le calendrier au cœur de l’automne, pourrait permettre au Lou de passer un petit cap. Officiellement, Frédéric Michalak, et tous les anciens Toulonnais, ne font pas de ce rendez-vous un match à part. « J’ai envie de bien face à Toulon, comme face aux autres équipes, assure-t-il. Je connais beaucoup de joueurs en face, je connais leurs attitudes. Mais ils connaissent aussi les miennes. On va bien étudier leur jeu et leurs qualités pour essayer de les surprendre. L’effet de surprise peut jouer en notre faveur. Ils ne nous connaissent pas tous. »

L’important, c’est le présent

À Lyon, on a appris à connaître le joueur, et l’homme. Et tout le monde est séduit. Le public a apprécié son bon mot pour justifier son retard lors de la remise du prix Barbarians le 19 octobre dernier. « C’est à cause des bouchons lyonnais », a-t-il plaisanté, se mettant tout le monde dans la poche dans une ville où chaque habitant ou presque a l’âme d’un critique culinaire.

Dans le vestiaire aussi, il s’est vite imposé, sans forcer sa personnalité. « C’est une belle rencontre, juge le troisième ligne et capitaine, Julien Puricelli. Il est humble, respectueux, généreux. C’est un bon joueur et un mec de valeur. Et sur le terrain, il nous apporte son expérience, qui nous manquait il y a deux ans à ce niveau, à un poste important. Il nous fallait ce genre de joueurs, capables de gérer les fins de matchs serrés, les moments décisifs dans une rencontre. Les joueurs se sentent en confiance quand Fred est sur le terrain. »

Incertain après avoir souffert d’une déchirure du muscle fessier, soigné pendant la parenthèse européenne, le joueur espérait pouvoir tenir sa place dimanche. Mardi, il a effectué une séance face aux perches, et sa participation ne devrait pas être remise en cause. Ce serait un comble, pour lui, de ne pas recroiser déjà Toulon après une dernière saison gâchée par les blessures, sur laquelle il répugne à se confier « C’était l’an dernier, on s’en fout un peu ! », lâche-t-il dans un sourire. L’important c’est le présent et la venue de Toulon…

Par Sébastien Fiatte

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