Beach-Rugby : Marseille, des bouchons sur la plage

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    Beach-Rugby : Marseille, des bouchons sur la plage
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Avec l’élection de Lionel Laugier à la tête de la fédération européenne, Marseille organisera l’étape finale du circuit continental de beach-rugby, qui se déroulera en même temps que les championnats d’Europe organisé à Moscou.

Le 23 octobre dernier, à Marseille, Lionel Laugier, président de l’Ovale Beach Marseille, est devenu président de l’European Rugby Beach Association (EBRA), la Fédération continentale du beach-rugby. Il a succédé à l’Italien Giancarlo Stocco, président depuis la création de l’association en 2012, suite logique d’un rapprochement entre différents pays depuis 2007 (France, Italie, Portugal, Belgique). Institutionnalisées depuis 2012 et reprises à l’époque par World Rugby, les règles du rugby version plage doivent beaucoup à l’Italien, qui a lancé la pratique dans son pays. Le Marseillais, jusqu’alors vice-président, va tenter de poursuivre l’œuvre de son prédécesseur, après avoir débuté, un peu par hasard, à la fin des années2000.

 

Rapprochement en vue avec la FFR ?

La saison prochaine, les étapes de l’EBRA Series seront au nombre de cinq: La Haye (Pay-Bas), Figueira da Foz (Portugal), Barcelone (Espagne), Lignano Sabbiadoro (Italie) et Marseille. Un tournoi test, qui ne comptera pas pour l’attribution du titre, se déroulera également en Angleterre. Le titre sera décerné lors de l’étape finale, à Marseille, capitale du sport européen en 2017, dont l’équipe a déjà remporté à trois reprises le titre (2013, 2014, 2015). Ça, c’est pour la bonne nouvelle. La mauvaise est que les championnats d’Europe se dérouleront en même temps que la manche marseillaise (22-23 juillet), à Moscou, entraînant un risque d’embouteillage.

Depuis la reconnaissance de la pratique par les instances, les innovateurs n’ont jamais réussi à bien s’entendre avec les instances fédérales. L’Ovale Beach Marseille est par exemple affilié à l’Ufolep et non à la FFR. L’élection d’un Français à la tête de l’EBRA permettra-t-elle un rapprochement entre les pratiquants et leur Fédération a priori « naturelle ». Les joueurs qui rejoignent Marseille l’été évoluent tous sous licence FFR pendant la saison, souvent en Fédérale 1, 2 ou 3, sinon en ProD2, comme c’est le cas du joueur de Vannes, Jean-Baptiste Pic. Dans tous les cas, l’organisation de la quatrième édition du circuit européen n’est pas remise en cause. Une dizaine d’équipes seront présentes et joueront le jeu sérieusement, si tant est que cela soit possible pour une pratique que le dirigeant souhaite essentiellement spectaculaire et ludique, au moins dans son équipe. « L’objectif est de toucher le cœur du spectateur, explique-t-il. Nous voulons nous amuser et faire le spectacle. Cette saison, nous repartirons avec des joueurs plus jeunes, avec comme seule contrainte d’être dans l’état d’esprit. »

À ce titre, Lionel Laugier espère que les instances françaises, avec lesquelles il est en contact, joueront le jeu et enverront une équipe, malgré la tenue d’une compétition officielle à Moscou. Et dans une actualité brûlante sur le plan fédéral, il plaide surtout pour le beach-rugby. « Peu importe que ce soit Camou ou Laporte qui soit élu, confie-t-il. L’important est que notre pratique soit reconnue. Différentes nations seront présentes à Marseille et on ne peut pas jouer sans équipe française. »

 

Par Sébastien Fiatte

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