Mannix : « Ne pas baisser les bras »

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    Mannix : « Ne pas baisser les bras »
Publié le , mis à jour

Combattif au bout du fil, le « chef » de la section, Simon Mannix, ne veut pas renier ses convictions de jeu et reste persuadé que sa formation vaut mieux que son actuel classement.

Ce match face au Racing 92 revêt-il une importance particulière du fait de cette série de quatre défaites consécutives ?

Il n’est pas spécial non. On va se battre pour essayer de dominer un bel adversaire. Nous avons besoin d’un investissement total de tout le groupe, et nous l’aurons ! La semaine passée, nous avons manqué de maîtrise et cela nous a coûté cher. Mais bon, je ne suis pas inquiet, nous avons montré, de nombreuses fois cette saison, que nous étions capables de très bien jouer.

Pas besoin de se rassurer par rapport à votre douzième place au classement ?

Si nous sommes dans cette position, c’est la conséquence de nos résultats. On ne peut donc s’en prendre qu’à nous-même. Après, le groupe travaille bien, joue plutôt bien au rugby depuis le début de la saison. Bien sûr que le constat de quatre défaites consécutives est négatif. Je suis déçu, les joueurs aussi. Nous avons clairement raté notre match à La Rochelle mais les trois précédents étaient plutôt satisfaisants sur le contenu. À chaque fois, nous aurions pu l’emporter. On termine la rencontre dans les 22 mètres de Toulouse et de Lyon, et face à Bordeaux, une interception nous coûte la victoire.

Ne faudrait-il pas pratiquer un jeu plus restrictif mais plus efficace ?

Le rugby cela passe et commence toujours par du combat. Vous me parlez de jeu restrictif, je vous réponds d’être plus performants sur la discipline. Être sanctionné dix-sept fois à La Rochelle, c’est beaucoup trop ! Voilà un secteur où l’on doit progresser. Pour le moment, nous concédons entre 8 et 9 pénalités par rencontre, c’est trop ! On doit moins s’exposer, moins donner de points.

La Section doit-elle jouer le maintien ?

Mais qu’est-ce que cela veut dire (énervé) !

Moins disperser ses énergies et ne pas hésiter à faire des impasses pour se focaliser sur certains matchs…

Ceux qui pensent cela sont peut-être des entraîneurs frustrés ! Moi, ce qui m’importe, c’est mon message dans le vestiaire. Qu’avec les joueurs, nous soyons en phase sur les objectifs fixés. Aujourd’hui, nous sommes douzièmes mais on n’est pas décroché au classement, nous ne sommes qu’à deux victoires de la sixième place ! Tout ça pour dire que, dans ce Top 14, les choses peuvent s’inverser rapidement. On parle souvent du jeu du Stade toulousain, mais ses six derniers essais ont été inscrits avec zéro passe, quand dans le même temps, face à eux, nous marquions deux essais, l’un avec 19 passes et le second avec 11 passes. Attention, moi cela me va très bien d’inscrire que des essais à zéro passe. Cela montre notamment que le Stade toulousain sait être efficace dans la zone de marque. À nous de le faire.

On ne vous sent pas inquiet…

Je, nous n’allons pas baisser les bras. Nos derniers résultats compliquent quelque peu notre travail mais on progresse dans notre rugby et on va y arriver.

Pierre-Laurent Gou
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