Ouedraogo : « Gagner et si possible avec la manière »

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    Ouedraogo : « Gagner et si possible avec la manière »
Publié le , mis à jour

Ménagé le week-end dernier face au Racing 92, le flanker du MHR, Fulgence Ouedraogo, retrouvera demain (20h15) contre Lyon, une place de titulaire et le brassard de capitaine. Le leader héraultais fait le point sur les objectifs de son équipe, qui sera privée de quatorze joueurs, retenus en sélections ou blessés.

Dans quel état d’esprit Montpellier aborde-t-il cette rencontre à domicile face au LOU ?

Avec l’ambition de remporter une victoire dont nous avons besoin et animé par la volonté de réaliser un bon match dans le contenu. Nous sortons d’un très mauvais match face à La Rochelle où on a été pris dans quasiment tous les domaines et d’une rencontre frustrante face au Racing 92. Dans le contenu c’était un peu mieux, mais cela reste une défaite à zéro point. Samedi à domicile, nous devrons donc triompher et si possible avec la manière, afin d’engranger de la confiance.

Comment-expliquez-vous le fait que le jeu de votre équipe ne semble toujours pas être en place après trois mois de compétition ?

Depuis le début de saison nous avons pris la décision de faire beaucoup tourner l’effectif et du coup, on manque encore de cohésion. Et de repères entre les avants et les trois-quarts la plupart du temps. C’est délicat de trouver des automatismes et un rythme de croisière quand le groupe tourne énormément.

Le turnover instauré aurait-il donc plus d’effets négatifs que positifs ?

Ce n’est pas négatif, mais cela rend la tâche plus difficile on va dire. Chaque joueur doit comme à l’accoutumée bien intégrer les schémas de jeu et lorsqu’on intervertit les éléments, le jeu de l’équipe ne doit pas changer. Cet équilibre est le plus dur à trouver.

Ce constat peut-il être étendu à votre alignement, qui affiche aujourd’hui le plus faible taux de réussite sur ses lancers (80% de ballons conservés) du Top14 ?

Oui, mais là, cela découle plus des nombreuses blessures au “talon” (B. Du Plessis et Géli) et dans le pack. Il a fallu que les jokers médicaux (Mamukashvili e Ruffenach) apprennent des nouvelles annonces et s’intègrent vite dans le groupe. Alors que l’an passé, nous avons joué la majorité des matchs de fin de saison avec le même alignement, le même talonneur et donc, des repères communs. On se connaissait au “millimètre” et on gérait donc mieux. Cette saison, on tombe parfois sur des équipes qui nous contrent bien et à d’autres fois, on passe totalement au travers sur nos touches.

Le danger sera donc encore plus grand samedi avec trois blessés au poste de deuxième ligne…

Le danger ? Il viendra surtout du contre de Lyon qui est un des plus beaux du championnat. On l’a vu le week-end dernier où ils ont pris quasiment tous les ballons de Toulon. On s’attend donc à un très gros défi dans ce domaine.

Votre duel face au meilleur contreur de l’Hexagone, le Lyonnais Julien Puricelli, pourrait-il être décisif ?

C’est vrai que Puricelli pose beaucoup de problèmes en défense. Lyon a une très bonne cohésion entre ses deux blocs de saut et ce sera donc une des clés du match pour nous, d’être capables de trouver des solutions pour s’adapter. Mais ce ne sera pas seulement mon duel. Mais celui de tous les avants. A nous d’être très appliqués en restant dans ce que l’on sait faire.

Propos recueillis par Julien LOUIS

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