Boujon : « Je soutiens Pierre Camou »

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    Boujon : « Je soutiens Pierre Camou »
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Réélu confortablement par les clubs d’Île-de-France, Jean-Louis Boujon positionne son action future.

Votre réélection à la présidence du comité d’Ile-de-France a été acquise sur un score confortable de 74,5 % de votes positifs. Quel commentaire en faites vous ?

Je suis content car cette élection a bénéficié d’une grande participation (N.D.L.R., 83 % de taux de participation). Cette participation n’avait jamais été si forte. Et les départements ont tous été très bien représentés. Ce qui signifie que les clubs ont adhéré au projet de nouvelle gouvernance porté par notre liste. Leur adhésion nous oblige à une obligation de résultat.

Quelles seront vos premières mesures ?

Notre premier comité directeur a été réuni mardi soir. Les tâches ont été réparties. Selon notre nouvelle gouvernance, tous ceux qui auront la responsabilité individuelle des dossiers devront en assurer un suivi pointilleux. Trois groupes de réflexion ont également été créés, sur la formation, l’encadrement, et les infrastructures, ainsi que deux cellules de veille. Une sur les difficultés des clubs, et une autre sur les conseils de gestion financière. Notre nouvelle gouvernance nous permettra d’ère beaucoup plus dynamiques sur tous ces sujets.

L’un des sujets polémiques du moment, un sujet national mais qui touche essentiellement l’Ile-de-France, est le rapport avec la FFSE (Fédération Française du Sport Entreprise). Vous êtes le responsable fédéral de cette question. Quelles sont vos intentions ?

Nous venons de prendre une décision importante. Nous allons dénoncer la convention qui nous lie. Elle n’est pas acceptable en l‘état. Une table sera ouverte directement avec la FFSE, sans passer par une conciliation au CNOSF, pour trouver un terrain d’entente ensemble. Cela se fera dans les deux mois qui arrivent. La fédération dénoncera l’article 7, qui organise une zone de flou entre nos deux fédérations. On ne peut plus accepter que les équipes, les joueurs, et les arbitres, puissent aller d’une fédération à l’autre, alors que nous ne présentons pas les mêmes garanties, et notamment sur le plan de l’assurance. En termes de responsabilité, il existe un flou qui pourrait être explosif en cas de problème.

Votre réélection assurée, allez vous éteindre votre plainte contre Bernard Laporte ?

Non. Nous avons été insultés, et je dis nous, car les propos touchaient au monde associatif, et cela ne doit pas arriver. Le dialogue est une condition nécessaire à notre dynamique collective. On ne doit pas le bafouer de la sorte. L’action en justice ira à son terme.

Prendrez-vous position dans le débat national pour l’élection fédérale ?

J’ai travaillé avec Pierre Camou. Je suis fidèle. Il a mon soutien. En tant que représentant des clubs franciliens, je souhaite apporter à la fédération notre concours d’idées innovantes. Notre nouvelle gouvernance en est la meilleure expression. L’Ile-de-France avance sur bien des sujets, et nous voulons les porter à la fédération dans le cadre d’un dialogue constructif. Avec Pierre Camou. La lecture des projets adverses ne me convainc pas. J’ai lu dans un programme la nécessité de réformer notre modèle administratif. L’idée est portée par un candidat qui devait la mettre en œuvre en tant que secrétaire général de la fédération, et qui ne l’a pas fait. Je ne suis pas convaincu.

Par Guillaume Cyprien

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