Orthez : Une histoire d’hommes

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    Orthez : Une histoire d’hommes
Publié le , mis à jour

Avec Stéphane Barberena aux commandes techniques, l’USO a retrouvé une vigueur qui rassure et aspire le collectif vers le haut.

En onze années de présidence de l’US Orthez, Alain Suzan a traversé de multiples péripéties. À l’image des couleurs de son maillot rouge et noir, il a vécu des évènements flamboyants et des périodes plus sombres. Alors aujourd’hui, permettez-lui de savourer ce début de saison qui place les Orthéziens au sommet de leur poule. Personne ne doute de la qualité de gestion de l’USO par son leader et les dirigeants qui l’entourent. La preuve est faite depuis longtemps que le club béarnais est fiable. Cependant, autorisez-nous à voir dans ce début de réussite, qui reste à confirmer, une affaire d’hommes. Avec un point d’ancrage, Stéphane Barberena qui vient d’arriver en qualité de coach à Orthez. Celui qui fut durant dix ans un pilier majeur de la mêlée oloronaise, qui a entraîné quatre ans le FCO puis Tyrosse l’espace d’une saison, s’était retiré auprès des Crabos de Bayonne. Son désir de se rapprocher de ses pénates a croisé celui d’Alain Suzan de doter son équipe d’un nouvel encadrement. Stéphane Barberena avait une vision particulière du club : « Je le vois comme un club rond-point au centre de Mont-de-Marsan, Pau, Oloron et Dax, pour cette raison il y a eu beaucoup de turn-over ces dix dernières saisons. Je suis parti sur l’intention de stabiliser l’effectif et de l’améliorer par le travail. » Il demeure qu’il y a eu un préalable à la collaboration entre le coach et le président dès lors que le premier a obtenu du second la liberté de choisir son staff. Le duo Pierre Malardot et Nicolas Lesburguères était déjà aux affaires auprès des seniors, François Meyranx est arrivé pour prendre en charge les lignes arrières de l’équipe première. Ce choix de Stéphane Barberena n’a pas été anodin : « Avec François nous nous connaissons depuis l’école primaire. Nous avons joué ensemble jusqu’en juniors mais nous n’avions jamais entraîné en commun. Nous sommes en totale confiance, en parfaite harmonie et je veux voir dans ce relationnel au sein de l’encadrement l’une des raisons de nos bons résultats actuels. Ce qui m’intéresse, quel que soit le niveau de compétition, c’est de travailler avec des gens que je connais et que j’apprécie. La notion de plaisir m’est indispensable. »

Une forte capacité de travail

Lors de leur rencontre, le président et le coach se sont fixé un premier objectif : qualifier les deux équipes seniors. De fait, le deal n’était pas minimaliste car la saison dernière la Fédérale B n’a gagné que deux matchs. La semaine dernière, six matchs avaient été disputés et les Orthéziens s’étaient déjà imposés à trois reprises et avaient engrangé six bonus. « C’est déjà mieux » apprécie Barberena. Mais si les performances de l’équipe B sont suivies de près, celles de l’équipe fanion font l’objet de toutes les attentions. Pour tout vous dire, l’USO est entrée ce dernier week-end dans un bloc qui est jugé très périlleux. Il sera l’occasion de juger du potentiel réel d’un groupe que Stéphane Barberena considère de qualité et surtout « animé d’une forte capacité de travail. » Ce collectif qui s’entraîne beaucoup est tiré vers le haut par quelques éléments dont font partie Jean-François Cruzalebes et le demi de mêlée Kane Demba. Et le coach s’empresse d’ajouter un détail qui a une importance considérable : « Le collectif est composé de nombreux joueurs du sérail qui garantissent les valeurs orthéziennes. » Ajoutez à cela « un jeu qui prend en compte le contexte et les contraintes pour mieux performer dans l’adaptation », et vous saurez pourquoi l’US Orthez est actuellement sereine.

Par Gérard Piffeteau

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