Lucu : « On ne grandit pas assez vite sur ce début de saison »

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    Lucu : « On ne grandit pas assez vite sur ce début de saison »
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Le capitaine du Biarritz Olympique, Maxime Lucu, évoque le déplacement des siens à Aurillac, dimanche, pour le compte de la 11e journée de Pro D2.

On avait quitté le BO abattu après la défaite contre Vannes, comment s’est passée la reprise ?

La semaine de pause a fait énormément de bien. On a pu couper avec le rugby et un peu penser à autre chose. Lundi matin, nous sommes revenus assez frais, avec le sourire mais également avec la volonté de ne rien lâcher car nous avons un énorme bloc de cinq matchs (ndlr : Aurillac, Stade Montois, USAP, Béziers, Oyonnax) qui arrive et si on n’est pas ensemble, si on lâche ça va être très dur de continuer la saison donc nous devons rester soudés pour essayer de revenir dans le championnat. Le lendemain de Vannes, David Darricarrère nous a dit qu’il fallait corriger le moins bon et que l’on croit en nous car nous avons les qualités pour faire quelque chose. Nous devons nous accrocher.

 

C’est cette immaturité, dont avait parlé Frédéric Garcia après Dax, qui vous gâche ce début de saison ?

Clairement oui. On fait beaucoup de bonnes choses pendant les matchs, mais pas durant les 80 minutes. Derrière, on fait des fautes que les autres équipes ne font jamais. On donne des points trop facilement aux équipes alors que nous, pour aller marquer des points on laisse beaucoup de forces dans la bataille. On est énormément de jeunes donc on apprend, on acquiert de l’expérience mais ça peut pêcher sur certains matchs couperets. Ce sont ces fautes de gamins qui nous coutent les matchs. 

 

Avez-vous l’impression de vivre le même calvaire que l’an dernier ?

Pour l’avoir vécu, ce n’est pas le même scénario que l’année dernière car après huit journées nous étions à 7 défaites donc encore plus au fond du sceau que cette année. Aujourd’hui le bilan est quand même meilleur. Ce qui fausse un peu le carnet de route sont les deux matchs perdus à domicile face aux deux promus, sachant que nous sommes allés chercher une victoire à Bourgoin et que nous ne sommes pas passés loin à Agen. Le début de saison n’est quand même pas noir mais ce sont des matchs où on s’est mis le doute donc nous jouons moins bien et ça engendre la peur. C’est ce qu’il se passe en ce moment. On ne grandit pas assez vite sur ce début de saison.

 

Ce bloc de cinq matchs, c’est le bloc de vérité ?

Oui, je pense que c’est un bloc qui arrive au bon moment. C’est souvent face à de telles équipes que l’on trouve des ressources, qu’on a envie de montrer que l’on existe et qu’on n’est pas une petite équipe du championnat. On va fermer notre bouche sur ce bloc, et essayer d’aller chercher, match après match un peu de rivalité contre ces grosses équipes et je pense que c’est un bloc qui peut vraiment nous faire du bien dans les têtes, nous resserrer et un peu lancer une saison. Si on est concentré, on peut se faire du bien moralement, mais également au niveau du classement.

 

N’est-il pas crucial pour espérer accrocher une qualification ?

Oui, on sait que cette période entre la 10e et 15e journée permet de passer des vacances de Noël avec des certitudes pour revenir en janvier avec dans les têtes l’objectif que l’on s’est donné en début d’année. C’est un bloc primordial, c’est vraiment bien de jouer « des grosses écuries de ce championnat » pour se confronter à elles et aller chercher l’état d’esprit qu’on n’arrive pas à avoir sur ce début de championnat. Arrêter de faire un bon match puis une contre-performance. Ce serait bien d’enchainer ce bloc-là avec des matchs où l’état d’esprit est le même : conquérant pendant 80 minutes.

 

Propos recueillis par Pablo Ordas

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