Alexandre : « Il fallait prendre ce risque »

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    Alexandre : « Il fallait prendre ce risque »
Publié le , mis à jour

Le troisième ligne de Grenoble, Fabien Alexandre, a commenté le choix de son équipe de réaliser une combinaison audacieuse qui n'a pas fonctionné, sur son dernier lancer en touche.

Vous perdez comme à Clermont, de peu contre équipe favorite sur son terrain. Frustré ou content ? 

Les deux à la fois. Personne n’aurait parié sur une défaite de notre part de seulement 5 points au Racing 92. Notre résultat est donc probant. Mais en même temps, la victoire nous fuit. C’est donc frustrant. Mais il vaut mieux se trouver dans cette situation que d’en prendre cinquante, non ?  Cette défaite est peut-être une défaite de plus, mais elle est porteuse d’espoir. Il n’y a pas à réfléchir. Ça va payer. 

 

Donc le maintien, malgré tous ces points laissé en route, vous y croyez ? 

Evidemment. On a mis le champion de France en difficulté. La seule chose qui nous a différencie, c’est le réalisme. Il était de leur côté. Mais pour une équipe comme la notre, qui ne bénéficie pas de la profondeur de banc de nos adversaires, mourrir à 1 point de Clermont, puis à 5 point du Racing, ce ne sont pas des contreperformances. 

 

Votre équipe a même eu le ballon de la gagne en fin de match, à la 78ème minute, avec un lancer à 5 mètres. Mais vous avez opté pour une combinaison dans le couloir des 5 mètres entre le pilier et le talonneur. Ce choix de réaliser cette combinaison à double tranchant, qui passe ou qui ne passe pas, a semblé au mieux, un peu osé,  au pire, un aveu de faiblesse. Au final, l’arbitre a sanctionné un passage dans les 5 mètres de votre pilier. Fallait-il vraiment jouer ce va tout à cet instant ? Ne valait-il pas mieux jouer cette chance de marquer de façon plus classique ? 

Non. ce choix était le bon. Nous avions travaillé cette combinaison durant la semaine. Nous avions vu une faiblesse à ce niveau. Et durant la partie, nous avons eu du mal à impulser des mauls après nos touches. Il fallait prendre ce risque. On est dans le couloir de 3 centimètres au moment de la prise de balle. La faute y est, mais de 3 centimètres. A 3 centimètres, ce choix est payant. Aucun problème avec cette décision. 

 

Propos recueillis par Guillaume Cyprien 

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