Novès, satisfait mais pas trop

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    Novès, satisfait mais pas trop
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À froid et après avoir visionné le match, Guy Novès voit en cette défaite contre l’Australie beaucoup de motifs d’espoirs. Mais aussi des lacunes qu’il va falloir très vite combler.

Battu samedi soir par l’Australie au Stade de France, le sélectionneur des Bleus, Guy Novès, hésitait dans ses réactions entre la satisfaction d’avoir accroché l’équipe vice-championne du monde et la déception d’être passé près d’un exploit. En grande partie à cause d’erreurs que l’ancien coach du Stade toulousain aimerait que ses joueurs gomment assez vite.

Cette frustration vient notamment du premier acte où les français ont semble-t-il été impressionné par les Wallabies. « Je n’oublie pas qu’en première période nous avons trop admiré ces joueurs australiens », a déclaré Novès. « Il y a eu des fautes inadmissibles à ce niveau, je ne l’occulte pas. » Surtout, il sait ce qui sépare encore son équipe des meilleures nations mondiales. « Ils nous ont mis en grande difficulté par leur vitesse et leur dimension athlétique. Ces nations dominent le rugby mondial en déplaçant les joueurs, en occupant la largeur, en étirant au maximum la défense pour trouver des intervalles. »

« Le rugby que nous voulions mettre en place s’est exprimé »

Cependant, malgré la défaite, le sélectionneur des Bleus voulait aussi retenir les choses positives et qui ont fonctionné ce samedi soir. Notamment la fin de match qui aurait pu basculer en faveur de ses hommes. « Globalement, je nous trouve un peu malheureux, surtout au regard de notre seconde mi-temps qui est de grande qualité. Nous n’avons pas toujours été récompensés, que ce soit sur la dernière mêlée, un ballon ralenti non sifflé en suivant ou ce drop. »

Et surtout de réitérer son message sur le jeu. Le seul moyen selon Novès d’obtenir des résultats et surtout d’accrocher enfin à son tableau de chasse une grande nation mondiale dans les prochaines années voire les prochains mois. « Cela ne gagne pas mais c’est rassurant sur notre capacité à croire en ce jeu et à le pratiquer. Nous, on y croit. Même face aux meilleurs, on a prouvé qu’on pouvait marquer trois essais, qui sont des essais de qualité. Je n’ai pas eu le sentiment que nous étions improductifs face à la machine australienne. Le rugby que nous voulions mettre en place s’est exprimé, notamment en deuxième période. »

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