[Journal de campagne] Les programmes des candidats à la présidence de la FFR

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Publié le , mis à jour

Qui va gagner les élections ? A une semaine du scrutin, si chaque camp cultive l’optimisme, l’indécision est totale. Retour, cette semaine, sur le programme des candidats.

Camou : Charte amateur, contrats fédéraux…

Le XV de France

Le cas de Virimi Vakatawa, premier contrat fédéral de l’histoire du rugby français, devrait être reproduit. Une équipe « fédérale » pourrait voir le jour et intégrer une compétition telle que la Coupe d’Europe ou le championnat de France. À moins que la FFR ne privilégie de « drafter » (selon le système de la NBA américaine) ou de « louer » ses joueurs, pour des périodes données, à diverses équipes du championnat de France. Cette solution, bien que provisoire, permettrait aux contrats fédéraux de jouer au rugby en dehors des fenêtres internationales.

Le rugby amateur

Christian Garnier, trésorier et bras droit de Pierre Camou à la FFR, détaille ici l’un des axes de développement dans le monde amateur : « Nous voulons choyer nos bénévoles, alléger la paperasse qui encombre leur quotidien. Les licences vont être électroniques et décentralisées. Dès l’an prochain, sera testée la feuille de match électronique. Tout ça allégera la tâche des bénévoles, leur libérera du temps. » Très vite, une charte du bénévole devrait aussi être signée dans les clubs : lorsqu’il signe sa première licence, le joueur s’engage, une fois retiré des terrains, à donner une heure par semaine à son club.

La formation

La mesure phare de Pierre Camou en matière de formation consiste en la création d’un référent technique. Celui-ci sera délégué à un ou deux club maximum, pas plus afin d’être efficace et sera chargé d’assurer la formation de chaque éducateur des clubs concernés. Pour garantir un maximum de cohésion entre les clubs, ces référents techniques seront tous formés au CNR de Marcoussis. Il ne sera pas payé mais indemnisé pour ses déplacements. Cette mesure vise donc à renforcer la formation des bénévoles.

La liste

1 Pierre Camou, 2 Serge Blanco, 3 Wanda Noury, 4 Florian Grill, 5 Sandrine Agricole, 6 Fabien Pelous, 7 Nathalie Janvier, 8 Christian Garnier, 9 Gilles Sicre, 10 Jean-François Contant, 11 Guy Molveau, 12 Jean-Paul Canaud, 13 Jean Dunyach, 14 Yves Chenal, 15 Antoine Marin, 16 Barbara Eichene, 17 Monique Léglize, 18 Jean-Claude Peyrin, 19 Jean-Louis Boujon, 20 Gérard Buathier, 21 Béatrice Larroque, 22 Valérie Chambriard, 23 Jean-Marc Patouillard, 24 Patrice Doctrinal, 25 Sophie Carpentier, 26 Marjorie Malo, 27 Marie Vamour, 28 Jean-Jacques Gourdy, 29 Alain Cadéac, 30 Michel Dupuy, 31 Jean-Marc Garin, 32 Etuato Mulikihaamea, 33 Serge Gros, 34 Joseph Maso, 35 Jean-Charles Mascetti, 36 Didier Mené, 37 Robert Broussard

Doucet : Une Pro 3 avec les espoirs du Top 14

Le XV de France

Alain Doucet ne veut pas tout révolutionner car il a voté la convention FFR-LNR et il estime qu’il n’a pas à la déjuger. Mais il souhaite qu’elle soit évaluée en fin de saison avec le staff du XV de France. Il ne s’oppose pas à l’existence de contrats fédétaux mais il accepte l’idée de payer certains internationaux dans une logique de compensation de salaire (verser deux mois de salaire aux internationaux durant le Tournoi par exemple).

Le rugby amateur

L’une des mesures phares d’Alain Doucet concerne la grande réforme de la Fédérale 1. Elle deviendrait une Pro 3 à 28 clubs avec les quatorze équipes espoirs de Top 14 et quatorze équipes dites amateurs titulaires d’une wild card. En parallèle, il propose de fusionner les championnats de Fédérale 1 et 2 en une seule entité appelée championnat de France et qui comprendrait 120 équipes réparties en douze poules de dix clubs, dont les équipes espoirs de Pro D2. Il voudrait aussi créer un système de licences départementales afin de juguler le nombre des étrangers dans les clubs amateurs. Il voudrait aussi créer un championnat de France amateur de deuxième division de 180 clubs, composé des équipes de l’actuelle Fédérale 3 et des réserves de la Pro 3.

La formation

La proposition la plus marquante d’Alain Doucet est de, tout simplement, supprimer le pôle France de Marcoussis. Il estime inutile de faire venir des joueurs de 18 ans toute la semaine en Ile-de-France, ce qui est très coûteux en personnel et en énergie. Il préfèrerait créer des stages spécifiques pendant les vacances avec, pourquoi pas, l’intervention de joueurs internationaux auprès des espoirs choisis.

La liste

1 Alain Doucet, 2 Philippe Barbe, 3 José Machado, 4 Gilles Garet, 5 Christophe Dominici, 6 René Bes, 7 Dominique Coquelet, 8 Dominique Barthelemy, 9 Christophe Berdos, 10 Jean-René Malen, 11 Serge Marsura, 12 Alain Armandie, 13 Benoît Guyot, 14 Elisabeth Anthouard, 15 Nadine Burger, 16 Ann Marie Burns, 17 Julie Carrier, 18 Frédérique Lemmonier, 19 Soline Marceau, 20 Véronique Million, 21 Béatrice Pagnoux, 22 Ghislaine Rossignol, 23 Christelle Royer, 24 Claude Campagne, 25 Serge Collinet, 26 Stéphane Mylle, 27 Karl Janik, 28 Pierre Bellamy, 29 Patrick Labrune, 30 Alain Berthe, 31 Christophe Barraux, 32 Marc Duval, 33 Patrick Rivière, 34 Claude Castex, 35 Patrick Boucheix, 36 André Laur, 37 Lucien Simon.

Laporte : Le pouvoir aux amateurs, des Bleus 100 % français

Le XV de France

Bernard Laporte demandera au sélectionneur de ne pas prendre des joueurs selon les règles de l’IRB, mais selon les conditions du comité international Olympique. En clair, pour pouvoir être sélectionné avec le XV de France, un joueur devra d’abord être de nationalité française, c’est-à-dire bénéficier d’un passeport français. Ainsi, un joueur comme le Sud-Africain Rory Kockott ne pourra plus prétendre à porter le maillot bleu. De plus, pour favoriser l’émergence de jeunes espoirs français, Laporte veut abroger le système des Jiffs et mettre en place une règle limitant le nombre d’étrangers sur les feuilles de matchs du Top 14, Pro D2 et même la Fédérale 1 à 5.

Le rugby amateur

C’est l’une de ses mesures phares. C’est pour cela depuis deux ans, qu’il sillonne la France d’en bas, c’est-à-dire, celle des petits clubs. Laporte souhaite rendre le pouvoir décisionnaire aux clubs, pour toutes les décisions qui les concerne. « Cela fait trop longtemps qu’ils sont écartés des décisions qui régissent leur quotidien », nous indiquait-il en fin de semaine. Pour cela, il va créer des conseils nationaux du rugby, chargés à chaque fois d’un dossier ou d’une division. « Ainsi les clubs de Fédérale 2 seront sous l’autorité d’une commission composée uniquement de membres de clubs de… Fédérale 2. » De plus, Bernard Laporte souhaite supprimer le comité directeur, établir au plus vite le vote électronique décentralisé, afin de consulter les 1 885 clubs à chaque fois que la FFR doit prendre une décision stratégique. « Établir enfin de la démocratie au sein de la FFR. »

La formation

C’est l’ADN de son programme. Laporte est d’abord et avant tout un technicien. Sa mesure c’est l’engagement dès sa prise de fonctions, de 200 cadres régionaux techniques, qui seront chargés de former les éducateurs dans les clubs. « L’idée, c’est que de l’école de rugby, jusqu’au XV de France, il n’y est qu’un seul message », dixit Laporte. L’ex-sélectionneur des Bleus souhaite aussi remettre au centre du jeu, la DTN, comme dans bon nombre d’autres sports.

La liste

1 Bernard Laporte, 2 Serge Simon, 3 Christian Dullin, 4 Marie-Agnès Madieu, 5 Alexandre Martinez, 6 Henri Mondino, 7 Patrick Buisson, 8 Brigitte Jugla, 9 Thierry Murie, 10 Pascal Papé, 11 Maurice Buzy-Pucheu, 12 Laeticia Pachoud, 13 Philippe Rouge Thomas, 14 Sébastien Riere, 15 Jean-Michel Arazo, 16 Céline Bourillot, 17 Alban Moga, 18 Fabrice Estebanez, 19 Marie-Pierre Pages, 20 Jean-Pierre Guinoiseau, 21 Roland Labarthe, 22 Jacky Courrent, 23 Murielle Cros, 24 Hervé Peren, 25 Pierre Taindjis, 26 Bernard Vivies, 27 Mireille Minot, 28 Patrick Dumoulin, 29 Annick Hayraud, 30 Christian Laclau, 31 Caroline Panizzut, 32 Stéphane Espa, 33 Ludovic Bonneau, 34 Isabelle Naudet, 35 Philippe Gaucher, 36 Bertrand Nicol, 37 Patricia Marinier.

Simon Valzer
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