[FRANCE – NOUVELLE-ZELANDE] Trois raisons d'y croire et de douter (2/2)

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    [FRANCE – NOUVELLE-ZELANDE] Trois raisons d'y croire et de douter (2/2)
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Lors d'un France – Nouvelle-Zélande, on ne sait jamais à quoi s'attendre : un exploit bleu ou une démonstration des Blacks. Pour se préparer aux deux cas de figure, nous avons concocté une petite série en deux parties. Deuxième volet : les raisons d'y croire et de penser que le XV de France est capable de faire tomber les Blacks.

Les trois raisons d'y croire

1- Les Blacks ne sont pas invincibles

Oui, le premier volet vous a sans doute fait peur. Avec les chiffres, le palmarès, les joueurs des All Blacks, on peut se dire que la France n'a aucune chance ce samedi. Mais le sport ce n'est pas cela. Il est lié par une grande incertitude et c'est ce qui fait sa beauté. Comme les entraîneurs le disent souvent, un match n'est jamais gagné d'avance. Et, nous l'avons vu en 2016, la Nouvelle-Zélande n'est pas (plus ?) invincible. Battus pour la première fois depuis 18 rencontres au début du mois de novembre par l'Irlande (29-40), les All Blacks sont humains et peuvent être battus. Certes, il faudra une concentration de tous les instants, un combat sans relâche et un réalisme à toute éprueve durant 80 minutes pour renverser ces Blacks-là. Mais le seul fait de se dire que cela a déjà été fait et que c'est possible, donne l'envie d'y croire. Pas vous ?

 

2- La France a fait ses plus beaux exploits contre la Nouvelle-Zélande

Certes, lorsque l'on dit désormais « France – Nouvelle-Zélande », la déculotté de l'an dernier revient immédiatement à l'esprit. C'est normal, il s'agit du dernier affrontement en date. Mais rappelez-vous : 1979, 1994, 1999, 2007. On pourrait même y ajouté 2011, tant le match du XV de France en ce soir de finale de Coupe du monde en terre néo-zélandaise fût magnifique malgré la défaite. Tant d'exploits, tant d'émotions alors qu'avant le match la plupart des observateurs voyaient le XV de France s'incliner une nouvelle fois. En Coupe du monde, les Bleus étaient le pire cauchemar des Blacks, de la Nouvelle-Zélande toute entière. Une bête noire ayant empéché les Blacks (surnommés « la meilleure équipe du monde » à chaque début de Mondial) de glaner le titre de champion du monde en 1999 et en 2007. De part leur engagement, leur combat, leur envie et leur jeu que l'on appelle le « french flair », les Bleus peuvent renverser des montagnes. Impossible n'est pas français, non ?

 

3- Novès a apporté un nouveau souffle

Qui dit nouveau sélectionneur dit nouveau souffle et nouveaux espoirs. Depuis un petit plus d'un an, Guy Novès a pris les rênes de la sélection et les premiers effets se sont fait sentir sur le XV de France. De nouvelles têtes (Serin, Baille, Le Devedec, Vakatawa), jeunes qui plus est, et qui ont apporté de la fraîcheur, un nouveau style de jeu porté vers la tenue du ballon et le mouvement, et un enthousisme grandissant de la part du public (79 000 spectateurs présents pour France – Australie samedi dernier). La nouveauté amène quelques fois du bon et l'envie de croire à un exploit face aux Blacks. Guy Novès n'était pas là l'an dernier et n'a donc pas subit le traumatisme de ce quart de finale. Il devrait pouvoir donner à ses hommes les arguments nécéssaires pour défier les All Blacks notamment par des principes de jeu. Il y a un an, le XV de France avait misé, pour battre les Blacks, sur la puissance physique et le combat. Certes, il en faudra ce samedi mais l'envie de Guy Novès que ses joueurs fassent vivre le ballon pourrait donner d'autres armes afin de renverser les Blacks.

 

Par Kevin Saccani (@saccanikevin)

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