[FRANCE - NOUVELLE-ZELANDE] Dagg - Savea : « Ces gars-là n’oublient rien... »

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    [FRANCE - NOUVELLE-ZELANDE] Dagg - Savea : « Ces gars-là n’oublient rien... »
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À Saint-Denis, le roi des airs Israel Dagg profitera de la blessure de Ben Smith pour démarrer à l’arrière. Quant au « Bus » (Julian Savea), il prendra place sur cette aile droite où il fit si mal aux français, lors du dernier Mondial.

Israel, où étiez-vous l’an passé, à la même époque ?

I. D. Hmmm… J’étais en vacances aux Etats-Unis et je passais du bon temps avec ma petite amie ! (il avait été écarté du squad des Mondialistes par Steve Hansen, N.D.L.R.) Sincèrement, c’est bon d’être à Paris, qui plus est avec les All Blacks… […] J’ai passé beaucoup de temps loin des terrains (il était gravement blessé à l’épaule, N.D.L.R.), j’ai regardé à la télé mes potes accomplir ce qu’ils ont accompli (le titre de champion du monde) et j’ai patiemment attendu que la roue tourne. Je suis prêt, désormais.

Julian, que vous reste-t-il du dernier quart de finale de Coupe du monde disputé face aux Français, à Cardiff (62-13) ?

J. S. Beaucoup de choses… Les Français ont beaucoup souffert de cette défaite. Et ces gars-là n’oublient rien… Nous devons nous concentrer sur notre jeu car ces mecs (les Français) viennent pour nous. Ils seront animés de la même férocité que nous, après notre défaite contre l’Irlande à Chicago (40-29). Restons sur nos gardes…

Que savez-vous de votre vis-à-vis, le Fidjien Virimi Vakatawa ?

J. S. Je l’ai vu à la télé. Je sais juste qu’il marque beaucoup d’essais et qu’il sera très dangereux. Ce gars-là est très puissant.

Comment expliquez-vous que l’équipe soit devenue encore plus forte après la retraite d’immenses joueurs tels Dan Carter, Richie McCaw ou Conrad Smith, après le Mondial ?

J. S. Nous avons conservé, au sein du groupe, de très forts leaders. Kieran Read en fait d’ailleurs partie. Nous croyons tous en notre projet, travaillons dur ensemble et avançons d’un même pas, vers un même but. Surtout, chacun des All Blacks veut être le meilleur du monde à son poste.

Israel ?

I. D. Je répondrais à peu près la même chose. à la retraite des leaders dont vous parliez, d’autres se sont levés. Regardez ce qui est advenu de Kieran Read, Ben Smith ou Beauden Barrett : ils ont encore élevé leur niveau de jeu après la Coupe du monde.

Julian, vous aviez marqué trois essais et écrasé tous vos vis-à-vis français à Cardiff. Pensez-vous encore à cette soirée d’automne ?

J.S. Novembre 2015, c’est loin… Je veux juste me concentrer sur ce qui arrive. Je vous le répète : les Français n’auront pas oublié ce quart de finale et seront prêts au combat. Ils veulent une revanche. Ils vont se lever pour nous.

Ne croyez-vous pas qu’ils préparent un plan anti Savea ?

J. S. Non… Ils auront d’autres choses en tête… Ce match sera d’abord une féroce bataille dans le combat d’avants.

Israel, votre coéquipier Beauden Barrett vient d’être élu meilleur joueur du monde par World Rugby. Qu’est-ce qui rend votre demi d’ouverture aussi spécial ?

I. D. Les mecs autour de lui, probablement ! (rires) Plus sérieusement, Beauden possède une classe incroyable. Il est intelligent, extraordinairement rapide et croit en tout ce qu’il entreprend.

Julian ?

J. S. Il a une très bonne vision du jeu, sait où et quand attaquer l’adversaire. Mais comme dit Israel, on lui donne aussi de bons ballons ! (rires)

Vous restez sur neuf victoires consécutives face aux Français. Le dix sur dix est-il un objectif, en soi ?

I. D. Franchement, non. Les Bleus sont plein de surprises… On ne sait pas ce qu’ils nous réservent samedi soir, au Stade de France. Ils mettront de la passion, de l’enthousiasme et de l’agressivité dans tout ce qu’ils vont entreprendre. Les vieux jours ne nous intéressent pas… Si l’on veut passer de belles vacances (le test face au XV de France marquera pour les All Blacks la fin de la tournée d’automne), il faut finir sur une bonne note.

J. S. Vous savez, j’étais un enfant en 2007, lorsque les All Blacks ont perdu le quart de finale de Coupe du monde, contre les Français à Cardiff (20-18). Mais je sais à quel point le pays a souffert de cette défaite-là. Il ne faut jamais mésestimer les Français. Les livres d’histoire sont là pour nous le rappeler…

Vous porterez, au Stade de France, un nouveau maillot noir et blanc ayant beaucoup fait tousser en Nouvelle-Zélande. Qu’en pensez-vous ?

I. D. Moi je le trouve cool et espère avoir la chance de le porter. Merci Adidas ! (rires)

Marc Duzan
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