[ Dossier Élections FFR ] Laporte et les faveurs du pronotsic

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Publié le , mis à jour

Un mois après notre première consultation du 24 octobre, Midi olympique s’est livré à un nouveau tour d’horizon des clubs, où il apparaît que Bernard Laporte garde les faveurs des pronostics devant Pierre Camou, en léger recul, et Alain Doucet.

Samedi 3 décembre, les 1 889 clubs électeurs du rugby français, représentant 10 116 voix, éliront, sauf cataclysme, le futur président de la FFR. Un mois après avoir lancé une première consultation auprès de quelques présidents de clubs appelés à choisir leur futur représentant, Midi Olympique a renouvelé l’expérience, interrogeant 250 présidents (soit 13,2 % du corps électoral) sur leurs intentions de vote. Une consultation - qui ne fait pas sondage (un sondage a ses règles précises) - et qui mérite d’être prise avec toutes les réserves d’usage. Elle n’est là que pour donner la tendance et ne saurait être prise pour argent comptant.

Il apparaît toutefois à la première lecture que Bernard Laporte, donné déjà en tête de notre première consultation, renforce ici son avance - passant de 35,3 % à 42,3 % - et fait aujourd’hui figure de favori dans cette course au mandat fédéral. Face à lui, ni Pierre Camou, le président sortant, qui obtient 23,6 % d’intentions de vote (contre 25,6 % le 24 octobre), ni Alain Doucet, qui obtient 17,9 % d’intentions de vote (contre 15,6 %), ne paraissent avoir grignoté leur retard supposé. C’est même le contraire pour Pierre Camou.

Un vote anonyme

Ce ne fut pourtant pas faute, pour les uns et les autres, de battre la campagne comme jamais avant eux des candidats à la présidence de la FFR ne l’avaient fait. Il faut peut-être voir là le signe de l’indécision qui préside à ces élections et l’assurance que le rugby est en passe de changer d’ère. Les gens, au reste, ne s’y trompent pas, au point que l’on annonce un scrutin pouvant aller jusqu’à 90 % de participation lors de l’assemblée générale élective de samedi. Pareille mobilisation, unique dans l’histoire du rugby, ne saurait laisser indifférent. Elle s’accompagnera d’ailleurs de l’apport de bus à même de rallier la capitale, affrétés par les divers camps mais aussi de chambres d’hôtels cédées gratuitement ou à des prix imbattables, de repas offerts, etc.

Midi Olympique, par l’intermédiaire de ses journalistes et correspondants, s’est ingénié à appeler au hasard des présidents de tous les comités métropolitains, de toutes les strates du rugby français, les assurant de l’anonymat de leurs intentions de vote. On ne saurait garantir la fiabilité parfaite de cette consultation au regard notamment du nombre d’indécis - moins important toutefois que lors de notre première consultation, 16,2 %, contre 23,5 % il y a un mois - mais qui reste d’envergure. Eu égard aussi à la schizophrénie qui semble habiter certains clubs : les intentions des présidents se heurtant parfois à celles des autres membres de leur club, ce qui pourrait nous valoir un méli-mélo invraisemblable de doubles procurations, à surveiller de très près. Les règles sont pourtant précises que nous rappelons par ailleurs. Il n’en demeure pas moins que dans ce climat délétère, les scrutateurs, chargés de veiller à la régularité du vote, auront fort à faire. Les trois camps redoutant que leurs rivaux ne s’adonnent à des fraudes par procuration, bien que le mode de scrutin soit surveillé par des huissiers et, a priori, sans ambiguïté. Mais la paranoïa est la chose la mieux partagée au monde…

Les choses peuvent-elles évoluer ?

Si chaque camp feint toujours de cultiver un optimisme du meilleur aloi, cette dernière semaine pourrait être terrible, tellement les nerfs paraissent tendus et les couteaux tirés. On nous promet des divulgations de dernières minutes, des « bombes » même de nature à mettre sens dessus-dessous l’univers de ce jeu, des arrangements de dernière minute susceptibles de favoriser les desseins des uns et des autres. Viril et très peu correct… Alain Doucet, que notre consultation ne met pas en position de force, pourrait se voir sollicité par les deux autres camps, qui aimeraient bien bénéficier de ses voix, via une entente préalable, pour forcer le destin. On en est certes là au stade du pur fantasme mais une chose est sûre : il est peu probable que le camp Camou, qui sent souffler le vent du boulet, reste les bras croisés tout au long des jours à venir. Est-ce trop tard ?

Jacques Verdier
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