• Vincennes, la vitrine des Bélascain
    Vincennes, la vitrine des Bélascain
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Compétitions

Vincennes, la vitrine des Bélascain

Ce club du Val-de-Marne a retrouvé une dynamique depuis trois ans, comme le montre la réussite de son équipe Bélascain.

En l’espace de trois petites années, depuis sa prise de fonction, le président Frédéric Leroy a reconsolidé les fondations du club de Vincennes. Cette vieille institution du Val-de-Marne battait un peu de l’aile. Sa dette de 60 000 euros auprès de la FFR le contraignait. Elle limitait la possibilité d’une politique de développement durable pour la laisser dans un état un peu végétatif. La fraîcheur du nouveau responsable, et l’élan qu’il a impulsé, ont reconstitué son assise. « Nos équipes rejouent toutes avec les mêmes couleurs », s’amuse Frédéric Leroy, en commentant l’une des premières mesures symboliques qu’il avait prises. Ce pilote d’avions de lignes avait décidé d’améliorer le réflexe d’identification en interne, en fournissant des uniformes identiques à tout le monde. Il a aussi opéré une dynamisation des rapports avec sa municipalité. Elle a offert en retour la saison dernière un terrain mixte foot/rugby synthétique. L’ancien président du World Rugby Bernard Lapasset avait participé à son inauguration. La mairie changera aussi la saison prochaine la pelouse du vieux terrain d’honneur boueux, qui deviendra synthétique à son tour. Elle planche actuellement sur le projet de construction d’une nouvelle tribune. Toute la façade vincennoise qui a été ripolinée. À l’intérieur du bâtiment, le nouvel élan impulsé au cœur de la formation historiquement très prolifique - Vincennes possède une école de rugby de 300 licenciés dont les minimes évoluent au meilleur niveau régional - s’est concentré depuis deux saisons sur la création d’une équipe Bélascain. Cette entreprise qui a un coût - 25 000 euros de budget dédié - connaît un succès durable.

Futurs équipiers premiers

En seulement deux années, dans ce championnat des moins de 21 ans que tant de clubs tentent d’intégrer sans toujours y parvenir - encore deux forfaits généraux parmi les clubs du Nord cette année - les jeunes Vincennois ont fait leur place aux côtés des représentants des clubs de niveaux supérieurs. Ils s’étaient qualifiés en phase finale la saison dernière. À ce jour, ils sont troisièmes de leur groupe derrière Massy (Fédérale 1), Rouen (Fédérale 1), et Courbevoie (Fédérale 3). Ils sont placés devant Bobigny (fédérale 1), Viry-Châtillon (Fédérale3), et le Puc (Fédérale 2). Leur réussite a créé une dynamique en interne. « Comme tous les clubs, nous déplorions beaucoup d’arrêts de juniors quand venait le moment de monter en seniors, explique Thomas Guérin, leur entraîneur avec Joan Lavelanet. Marco Mangin (joueur de la première qui entraîne les minimes, N.D.L.R.) avait donc pris l’initiative de monter cette équipe, pour créer un pont. Cela a parfaitement fonctionné. Tous nos juniors veulent y jouer et ne pensent plus arrêter. » Ce qui par extension, profite à l’équipe fanion.

Le deuxième ligne Hamada Coulibaly et le centre Paul Voidey avaient participé à la première année avant d’intégrer l’équipe première en honneur. Le capitaine Arnaud Cottin, le centre Mathieu Safa, le pilier Illan Sandoz, l’ailier Holly Ekoto, et le polyvalent Baptiste Florand, tous Bélascain cette saison, ont aussi fait quelques piges en honneur depuis le mois de septembre. Le pont entre les générations est devenu très solide. « C’est aussi grâce à Alain, René, Monique, Pascale, Bertrand et Mickaël, nos bénévoles qui encadrent, dit Thomas Guérin. Avec eux, nous sommes une dizaine d’encadrants. Nous pouvons faire un super boulot. » Et combien d’anciens Belascain en première d’ici trois ou quatre ans ? Vincennes a construit le moyen de régénérer ses moyens humains.

Par Guillaume Cyprien

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