Angleterre - Australie : ils se détestent

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    Angleterre - Australie : ils se détestent
Publié le , mis à jour

Cinq mois après le triomphe d’Eddie Jones en Australie, les Wallabies de Michael Cheika veulent leur revanche. Soyons clairs : Cheika en a fait une affaire personnelle…

Eddie Jones et Michael Cheika ont défendu les mêmes couleurs dans les années 80, alors qu’ils n’étaient encore que talonneur et troisième ligne centre de club. Ces couleurs, ce sont celles de Randwick, prestigieux club australien d’où sont sortis ces monstres sacrés du rugby australien que sont David Campese, Mark Ella ou encore Simon Poidevin. Jones et Cheika ont même joué ensemble, entre 1988 et 1991. Pour autant, l’on peut vous assurer que ces deux-là ne partiront pas en vacances ensemble. Pourquoi ? Parce qu’aujourd’hui tout les oppose, et qu’ils ne se sont pas gênés pour le clamer haut et fort dans les médias. Souvenez-vous : lors de la dernière tournée d’été, l’Angleterre avait asséné un terrible 3-0 aux Wallabies sur leur propre sol. Pour Eddie Jones, cette série de victoires était lourde de sens : en humiliant les Australiens, il avait non seulement lavé l’honneur des Anglais qui avaient manqué la qualification au Mondial à cause d’une défaite face aux Wallabies, et avait corrigé la nation qui l’avait limogé en 2005.

Foley : « On pense à la revanche depuis le mois de juin… »

Dans la foulée, il avait fustigé les médias australiens : « Ils nous ont manqué de respect. Fox Sports diffusait une publicité dans laquelle il posait la question : « Mais comment l’Angleterre pourrait-elle gagner la série ? »», racontait cette semaine le sélectionneur anglais. Cinglante, la réponse de Cheika ne s’est pas fait attendre : « Il a tenu des propos au vitriol sur son propre pays, en juin dernier. C’est pourtant là où il a débuté sa carrière d’entraîneur, où on lui a donné la possibilité de grandir, en tant que joueur et que coach. Personnellement, je crois que si l’on veut laisser un héritage quelque part, on ne cherche pas à le détruire une fois que l’on est parti. » Cette semaine, Jones a lancé une nouvelle pique : « S’ils gagnent à Twickenham, les Australiens pourront rentrer chez eux et devenir les rois de la plage pendant six semaines ! C’est une grande source de motivation pour eux. » Ambiance…

Pour autant, ce match ne se résume pas à un duel de sélectionneurs. L’hostilité qui règne entre les deux équipes est immense. De toute évidence, les Wallabies n’ont pas digéré les trois revers concédés en juin : « Cela a toujours été dans un coin de notre tête… On pense à la revanche depuis le mois de juin, reconnaissait cette semaine l’ouvreur Bernard Foley. Cela fait longtemps que l’on parle de ce match, et il n’y a pas de plus grande motivation que de finir l’année sur une note positive. » Au point que le peuple australien serait, si l’on en croit la une du Sydney Morning Herald, prêt à tout pardonner aux Wallabies si ces derniers ramenaient le scalp de l’Angleterre au pays.

Simon Valzer
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