Davetawalu, appelez-le « Isi »

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    Davetawalu, appelez-le « Isi »
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Après un passage en demi-teinte chez les pros, le Fidjien explose en Fédérale 1 et fait le bonheur des Angériens.

Il est reconnaissable entre mille. Avec son gabarit de colosse et son étrange « palmier » de cheveux surplombant son crâne massif. Isikeli Davetawalu fait les beaux jours de Saint-Jean-d’Angély en poule 3 de Fédérale 1. Le parcours du jeune joueur est intimement lié à celui de Benjamin Bagate, son entraîneur depuis trois ans. Isikeli, cousin de Sireli Bobo, est arrivé en France et a posé ses valises au Racing. Il avait alors tout juste 19 ans. Par l’intermédiaire d’Olivier Diomandé, le jeune joueur finit par débarquer à Nîmes où il fait la rencontre de Benjamin Bagate. Après une saison à Perpignan qui ne restera pas dans les annales, Ugo Mola et Benjamin Bagate le font venir à Albi pour tenter de le relancer car ils connaissent le potentiel du bébé.

Titulaire d’un contrat espoir, il va commencer à se révéler. S’il ne totalisera en deux saisons que quinze feuilles de matchs avec les professionnels, il a toujours été performant lorsque l’équipe a eu besoin de lui. Ses saisons ont été gâchées par une profonde blessure à un ischio-jambier qui lui ont coûté sa place. À l’époque, il était en concurrence avec de sacrés clients : Romain Barthélémy, Afusipa Taumoepeau ou encore Baptiste Bonnet, pour ne citer qu’eux. Le joueur, non conservé par les Tarnais, avait besoin d’un projet solide pour se relancer et c’est encore Benjamin Bagate qui va le lui offrir, profitant de sa mutation à Saint-Jean-d’Angély pour s’attacher les services de la pépite fidjienne.

Un maillot quadruple XL !

Depuis, sa polyvalence fait merveille. Confrontés à une avalanche de blessés, notamment en troisième ligne, Christophe Hamacek et Benjamin Bagate se sont souvenus qu’Isikeli avait été formé en numéro 6. Ni une, ni deux, les deux techniciens ont décidé de tenter le pari. Et ce fut un pari gagnant. Un match plein… Joué avec son maillot personnel 4XL numéro 12 dans le dos, le maillot numéro 6 étant trop étroit pour accueillir l’impressionnant gabarit (1,98 m, 129 kg).

Un détail savoureux mais finalement bien anecdotique au vu de la prestation du joueur et du résultat final de la rencontre, qui propulse les Angériens en position idéale pour négocier la (très) longue trêve qui durera jusqu’au 22 janvier. Les Angériens sont troisièmes de leur poule, à trois petits points du leader Bobigny et sont donc idéalement placés pour se qualifier, ce qui demeure leur objectif. Tous les voyants sont au vert !

Par David Bourniquel

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