[ Dossier FFR ] Bouleversement dans les comités !

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Publié le , mis à jour

Bernard Laporte élu président de la FFR, qu’adviendra-t-il des principaux soutiens de Pierre Camou ? Force est de s’interroger sur l’avenir de ces présidents de comités territoriaux qui ont soutenu l’ancien patron du rugby français.

Dans l’entourage de Laporte, on assure qu’il n’y aura pas de « chasse aux sorcières ». Toutefois, certains ont pris les devants. Le président du comité de Bretagne Jean-Paul Canneau a annoncé dans un cercle restreint, à l’issue du scrutin de samedi, qu’il démissionnait. Son homologue des Alpes Yves Chenal avait, dans un entretien publié dans nos colonnes en amont de l’élection, déclaré : « Le projet de M. Laporte ne correspondant ni à mes valeurs ni à mes aspirations, je démissionnerai (s’il est élu). Je ne suis pas carriériste. Je ne chasse pas les postes. » Dimanche, il répondait par sms vouloir « réserver [sa] décision » à son comité directeur le 12 décembre. Et d’ajouter : « Dans tous les cas, il n’est pas dans mon éthique personnelle de lâcher la belle embarcation qu’est notre comité sans capitaine et sans équipe solide...» Il aussi est bon de souligner que ces deux présidents se trouvent sur des territoires plutôt favorables à l’ancien sélectionneur du XV de France. Si leurs démissions respectives se confirment dans les prochains jours, le comité directeur de chacun de leur comité devra alors élire un président intérimaire jusqu’à la prochaine Assemblée Générale.

De nouvelles élections dans les comités ? 

D’autres présidents de comités se trouvent confrontés à ce cas de conscience : Jacques Laurans (Périgord-Agenais), Alain Cadéac (Provence), Jean-Marc Patouillard (Drôme-Ardêche), Guy Molvo (Languedoc) ou encore Jean-Louis Boujon (Ile-de-France). Jusque-là, aucun n’a émis l’idée de quitter ses fonctions. Toutefois, Laporte désormais élu, rien n’empêche les clubs de réclamer de nouvelles élections dans les comités. Les statuts prévoient en effet que si deux tiers des clubs d’un comité demandent un nouveau scrutin vote pour désigner leur comité directeur, ce dernier a pour obligation d’organiser une nouvelle Assemblée Générale élective dans les délais de convocation légaux. Une hypothèse envisageable au regard du score obtenu par Laporte qui pourrait conforter encore un peu plus le nouveau patron de la FFR. En attendant, évidemment, la création des 13 ligues qui remplaceront les comités territoriaux, réforme promise par Bernard Laporte.

Arnaud Beurdeley
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