Aurillac, c'était pas le pied... quoi que !

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    Aurillac, c'était pas le pied... quoi que !
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Aurillac a battu Vannes (24-22), mais Aurillac a souffert mille maux pour s'en sortir. Grâce à qui ? Renaud bien sûr.

Résumé

Pour l'instant, le Stade aurillacois a tenu la barre. Et face à des Bretons, il fallait le faire. Le pied de Renaud, mais également son corps, ont sauvé une nouvelle fois la patrie aurillacoise. Un sept sur neuf, bien épaulé par Petitjean lorsque l'arrière a vu jaune sur un placage jugé dangereux alors que Gougeon allait aplatir. On joue alors la 60'. Mais revenons sur la rencontre. Une première période d'une rare faiblesse tant dans l'intensité que dans les intentions. À Aurillac, ce n'est pas la pluie ou le froid qui tombait, mais tous les ballons des rouge et bleu. Heureusement que le pied de Renaud est venu punir les fautes bretonnes à chaque incursion cantalienne en terre vannetaise. Un peu trop de générosité et le 15 à 12 à la pause est même flatteur, non seulement pour les locaux, mais aussi pour le public trop heureux de voir des points – voire des poings quand Catanzano et Gracia se sont échangés des amabilités à la demi-heure – face au piètre spectacle maison. En face, on tente, on joue, on relance, mais ça ne marche pas. Au retour des vestiaires, Aurillac change de peau avec les rentrées de Boisset et de Pélissié. On tente de dynamiser, mais Vannes a sorti les barbelés. On ne passe pas, même à un mètre de la ligne. Même si Vannes régale, et que Moeke assure aussi au pied, la galette bretonne prend un goût amer lorsqu'elle vire avec neuf longueurs de retard à la 70' (24-15). Mais Vannes ne cède rien et ira au bout de la sirène, au bout d'une pénalité jouée à la main dans les 50 d'Aurillac, Vannes ira chercher son point de bonus avec Hicke pour aplatir et Moeke pour transformer (83'). 24-22 au final. Il est vraiment temps que les vacances arrivent. Car même avec Renaud, il n'y a plus d'essence dans le moteur aurillacois.

 

L'essai du match : Frederick Hickes

Vannes aura marqué le seul essai de la rencontre et c'est largement mérité. Car les Bretons ont été les seuls à proposer du jeu durant 80 minutes. Menés de neuf points alors que la sirène vient de retentir, Vannes joue sa dernière cartouche (une pénalité dans les 30 mètres d'Aurillac) à la main. On avance, on pousse, on percute et on fait mouche au bout d'une action de près de trois minutes qui amène Hickes à Dame. Moeke se chargera de transformer et de ramener un bonus défensif plus que mérité.

 

L'homme du match : Antoine Renaud

Vingt et un points au pied, une défense héroïque pour empêcher Gougeon de marquer un essai, un carton jaune... Antoine Renaud aura fait tout ce qu'il pouvait vendredi soir pour qu'Aurillac remporte les quatre points de la victoire. Il a puni de magnifiques Bretons joueurs, mais trop indisciplinés au goût de Mme Hanizet. En sauvant la patrie à l'heure de jeu, « Carlos » y laissera même un bout d'arcade et son nez.

 

Par Jean-Marc Authié

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