Chaume : « Je n’avais plus aucune énergie »

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    Chaume : « Je n’avais plus aucune énergie »
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Eloigné des terrains pendant deux mois, Raphaël Chaume va prendre part à son premier match européen de la saison.

Vous avez effectué votre retour à la compétition à Pau le week-end dernier après deux mois d’absence, qu’avez-vous ressenti ?

Personnellement, j’étais vraiment très heureux de pouvoir jouer après deux mois de galère où j’ai enchaîné les pépins physiques et la maladie. J’espère maintenant être tranquille jusqu’à la fin de la saison. Sur le plan collectif, malgré le point de bonus défensif, nous ne pouvons pas être satisfaits car nous avons encaissé quarante points. Quand on sait l’importance du secteur défensif en Coupe d’Europe, nous n’avons pas effectué une très bonne préparation avant de nous rendre en Ulster. Perdre en encaissant autant d’essais est décevant.

Pouvez-vous nous en dire plus sur vos deux mois d’absence ? Que s’est-il passé ?

Juste avant la réception du Stade toulousain, j’ai été victime d’un lumbago et j’ai dû être arrêté pendant trois ou quatre semaines pour bien réceupérer. Au moment de revenir pour affronter Brive, j’ai attrapé un virus qui m’a mis K.-O. pendant trois semaines. Pendant quinze jours, j’ai eu des fortes fièvres et je n’avais plus aucune énergie. Quand vous avez l’habitude de vous entraîner tous les jours, quand le sport est pour vous une drogue, ne rien faire à part tourner en rond est une situation difficile à vivre. J’ai aussi perdu deux ou trois kilos, ce n’est pas grand-chose mais c’est important pour un sportif de haut niveau.

Après une telle période, comment avez-vous abordé votre retour à la compétition ?

C’est une vraie remise en route. Je ne suis pas reparti de zéro mais presque. Il fallait que mon corps retrouve les bonnes habitudes, donc j’ai repris l’entraînement par une petite séance de musculation. Puis nous avons bénéficié d’une semaine de vacances et j’en ai profité pour faire d’autres activités physiques comme du VTT. Je sais qu’il faut reprendre en douceur après une telle période d’inactivité mais quand vous avez été en manque, ce n’est pas toujours facile de se freiner.

Vous avez notamment manqué les deux premiers rendez-vous européens de la saison. Êtes-vous impatient d’être à samedi ?

La Coupe d’Europe a toujours une saveur particulière à Clermont, et encore plus cette saison. Nous savons que nous avons une revanche à prendre car nous n’étions pas parvenus à nous qualifier pour les quarts de finale l’an passé. Nous avions perdu des points bêtement ou nous avions laissé des points de bonus à nos adversaires et nous ne voulons pas revivre cette situation. Pour faire bonne figure cette année, nous savons que ça passe par une victoire en Ulster.

Pensez-vous qu’une victoire vous assurerait la qualification ?

Nous partons du principe qu’il faut gagner les six matchs de poule pour nous qualifier. C’est un petit championnat où une ou deux défaites peuvent vous mettre en difficulté. On veut tout gagner pour ne pas avoir à faire de calculs. C’est avec cette envie-là que nous allons en Irlande pour affronter une belle équipe de l’Ulster, qui a une vraie identité avec une ferveur populaire impressionnante. C’est ce qu’on appelle un terrain hostile. Je crois que tout est réuni pour que ce match soit intéressant, car nous avons aussi un public remarquable. À nous de bien travailler avant cette rencontre, en nous concentrant sur le secteur défensif car les matchs de Coupe d’Europe se terminent rarement sur un score fleuve.

Clermont s’est imposé lors de ses deux derniers déplacements en Irlande et a aujourd’hui une réelle expérience de ces rendez-vous européens. La confiance est-elle là avant d’affronter l’Ulster ?

Il faut regarder nos quatre derniers matchs, notamment ceux que nous avons disputés à domicile car nous avons failli les perdre, que ce soit face à Grenoble ou face à Lyon, sans oublier notre défaite à Bayonne. On sent bien que nous sommes plus fébriles qu’en début de saison. Pour espérer quelque chose en Coupe d’Europe, monter les curseurs de performance sera obligatoire avec une concentration poussée à son maximum.

Avez-vous besoin d’un succès en Irlande pour éviter de douter ?

Je ne sais pas si on peut parler de doutes. Battre Lyon à la dernière minute a été quelque chose d’important. Cette victoire va beaucoup nous servir car nous étions en passe de perdre ce match mais nous avons très bien construit la dernière action, avec un travail propre de nos avants et un drop maîtrisé de Morgan Parra. À nous de construire nos matchs comme nous avons su le faire ce jour-là.

Nicolas Augot
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