Six-Fours, deux de chute ?

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    Six-Fours, deux de chute ?
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Le club varois n’a pas marqué le moindre point au classement et a déjà un pied en Honneur. En coulisses, on s’active pour essayer de le restructurer.

Relégué de Fédérale 2 en fin de saison dernière, Six-Fours file tout droit en Honneur. Avant le match en retard prévu dimanche à domicile, contre La Vallée du Gapeau, les Varois sont toujours fanny et comptent huit défaites en autant de journées. Surtout, c’est la forme qui inquiète. Le Rugby Club six-fournais n’est pas compétitif. Au total, l’équipe a inscrit 53 points en huit matchs, soit une moyenne de 6,6 par match. « Nous essayons de faire ce que nous pouvons, ne cache pas l’entraîneur, Greg Marnat, resté à la barre d’un navire qui prend l’eau, en compagnie de Loïc Avril, entraîneur des avants. Je l’ai dit aux joueurs : nous allons descendre. Je demande juste de la fierté. Nous devons quitter le terrain en ayant tout donné. »

Ce n’est pas toujours forcément le cas, pour une équipe meurtrie et recomposée, qui peine à ne pas baisser la tête devant une adversité trop forte. La situation s’est compliquée au printemps avec le départ du président, Pierre-Yves Prolhac. Le budget est passé de 320 000 à 170 000 €. Et de nombreux joueurs sont partis, à La Valette ou Gapeau notamment. Seuls cinq joueurs, sur trente, du groupe de l’équipe première de la saison dernière, sont encore au club : les troisième ligne, Cédric Castero et Lewis Karaba, qui dépannent en deuxième ligne, les trois-quarts, Colin Perrot, et Bastien Benedetti, et le demi de mêlée quadragénaire, Philippe Angeli. Le rapprochement avec Le Brusc (la fusion devrait être effective d’ici la fin de saison) a permis de gonfler l’effectif, mais le groupe peine à se montrer compétitif.

Une dégringolade salvatrice

L’ancien manager du club, Cédric Mallet, devenu président, et qui donne un coup de main en troisième ligne, essaie de trouver des solutions dans un contexte difficile. Avec trente mille habitants, Six-Fours comptent trois clubs de rugby : Le Brusc, le Pays six-fournais et le RC six-fournais. Ce dernier souffre notamment d’un manque de formation et de relations difficiles avec le Pays six-fournais.

Finalement, la dégringolade pourrait être salvatrice. « La descente pourrait être un mal pour un bien, juge Cédric Mallet. Cela pourrait permettre de structurer le club et de repartir correctement, d’avoir des équipes de jeunes, une formation. » En réunissant les trois clubs ? Peut-être. Dans tous les cas, si l’avenir à court terme est noir, à moyen terme, il pourrait s’éclaircir. « Personnellement, je ne lâcherai pas et si on veut toujours de moi, je serai présent en Honneur, tranche Greg Marnat. Notre situation fait mal au cœur à beaucoup de joueurs. Et certains m’ont dit qu’ils étaient prêts à revenir la saison prochaine. Dans l’immédiat, je suis persuadé qu’on peut faire des choses avec cette équipe. Nous avons des qualités. »

Par Sébastien Fiatte

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