Richie Gray, le grand bond ?

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    Richie Gray, le grand bond ?
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Joueur de dimension internationale, le géant écossais, Richie Gray, n’a encore jamais disputé une phase finale européenne.

Il est de ces joueurs qui, par la seule présence, vous font basculer dans une autre dimension. Et, en l’occurrence, ce ne sont pas seulement ses 2,06 m qui sont concernés. Non, Richie Gray (27 ans) est définitivement le genre de recrue qui oblige à voir plus haut. « Il est ce qui se fait de mieux sur l’échiquier international », pose son directeur sportif Fabien Pelous, qui en connaît un rayon sur le poste. « Sa taille lui permet d’être à l’aise en touche mais il n’en demeure pas moins un mec pénétrant, capable de faire jouer après contact. C’est un athlète, avec 17 de VMA, ce qui lui offre une très grosse capacité de déplacement. » En fait, l’écossais est peut-être le meilleur deuxième ligne européen à l’heure actuelle. C’est pourquoi le Stade toulousain a fait de son arrivée une priorité en cours de saison passée. D’abord pour régler ses récurrents problèmes en touche. Ensuite pour redorer son blason sur la scène continentale. « Tout est plus grand à Toulouse, ne cache pas l’intéressé. Quand j’étais jeune, je regardais les matchs européens du club à la télé. Cette équipe a une telle histoire. Et il y a encore de nombreux internationaux ». Qu’il a souvent croisés dans le Tournoi des 6 Nations ou sur les pelouses du Top 14. « La chance d’en côtoyer a facilité mon intégration mais, après trois ans au CO, ce fut un grand changement pour moi, avec notamment un système de jeu totalement différent. » Lequel, aéré et audacieux, correspond à ses qualités techniques.

« Pas le droit de choisir »

Alors quand on questionne Richie Gray sur le principal objectif de la saison, la réponse est claire : « Il est de gagner. Le Stade a beaucoup d’ambition. » Même pas une petite préférence entre Bouclier de Brennus et la couronne européenne ? Toujours aussi catégorique : « Au vu du groupe de joueurs dont on dispose et au vu du passé toulousain, nous n’avons pas le droit de choisir. Notre seule obligation est de bien figurer sur les deux tableaux. Cela fait trop longtemps que c’est ainsi pour que les choses changent. » D’autant plus que, malgré son pedigree, lui n’a jamais connu une phase finale de H Cup ou de Champions Cup lors de ses passages à Glasgow, Sale et Castres. Une anomalie qu’il entend vite rectifier même s’il sait que son équipe n’a désormais plus de droit à l’erreur. En ce sens, la montée en puissance observée contre Brive a de quoi le rendre optimiste. « Nous pouvons faire mieux, être plus fluides mais je suis sûr que cela viendra », nous confiait-il récemment. Et dans son opération « reconquête continentale », Toulouse - surtout en l’absence d’un Yoann Maestri blessé - a besoin d’un grand Richie Gray. à plus d’un titre.

Jérémy Fadat
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