Paris, la douche froide

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    Paris, la douche froide
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Alors qu'il menait 20 à 3 à la mi-temps, le Stade français, méconnaissable après la pause, s'est finalement incliné (28-23) à Edimbourg. Impensable...

Le résumé du match

À la mi-temps de la rencontre, le capitaine du Stade français Pascal Papé, au micro de nos confrères de France 4, a bien pris soin de préciser qu'un match de rugby : « C'est deux fois quarante minutes ». L'ancien international aurait peut-être dû le redire dans l'intimité du vestiaire de Murrayfield à ses partenaires… Jusque-là, ils avaient réalisé le match parfait. Deux essais inscrits (Waiséa et Macalou, 3e et 23e), un drop et une pénalité de Morné Steyn pour un avance confortable de 17 points (3-20). Une juste récompense pour la belle maîtrise affichée. La mêlée ? Impériale. La charnière ? Genia animait parfaitement sa zone, Steyn se montrait pragmatique. Rien ne pouvait arriver à cette équipe-là. Même durant les dix minutes d'infériorité numérique en raison du carton jaune de Paul Williams (26e-36e), la défense parisienne se révélait imperméable. Seuls trois petits inscrits par Edimbourg. Sauf que. En seconde période, changement de décor. Le coaching écossais apportait un surcroît d'expérience et de puissance. Dans le sillage de son talonneur international Ross Ford, les « Scottish » inscrivaient deux essais (47e et 53e) rapidement et se rapprochaient dangereusement au tableau d'affichage (15-20). Paris semblait alors perdre pied quand l'arbitre de la rencontre infligeait un carton rouge au trois-quarts centre d'Edimbourg Burleigh pour une « gifle » minuscule sur Papé (56e). A quinze contre quatorze et avec encore cinq points d'avance, on pensait les Stadistes largement capables d'assurer une précieuse victoire à l'extérieur. Raté. C'était le début de la fin. Même la mêlée, si efficace en première mi-temps, prenait l'eau. Et c'est le demi de mêlée Hidalgo-Clyne qui finalement achevait Paris sur un troisième essai (62e). Une défaite synonyme de quasi-élimination. Mais, plus inquiétant, avec presque 25 minutes de supériorité numérique et dix-sept points d'avance à la pause, cette défaite s'apparente surtout à une petite humiliation pour le Stade français.

Arnaud Beurdeley
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