Paris toujours à mi-temps…

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    Paris toujours à mi-temps…
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Grâce à sa victoire (26-20) avec le point de bonus offensif, le Stade français n'a peut-être pas dit son dernier mot dans la course à la qualification pour les quarts de finale de la Challenge Cup. Malheureusement, les Parisiens ont offert en fin de rencontre le point de bonus défensif à Edimbourg.

Stade français 26-20 Edimbourgh 

Par Arnaud Beurdeley

 

Résumé de la rencontre 

Les Parisiens avaient des fourmis dans les jambes. Et peut-être, aussi, l'envie de se racheter de la désillusion vécue samedi dernier à Murrayfield. Et pour cause... Petit flash-back. Malgré une confortable avance de dix-sept points à la pause (3-20), les Parisiens s'étaient tout de même inclinés (28-23) à Edimbourg en ayant joué pourtant plus de vingt-cinq minutes en supériorité numérique en raison du carton rouge infligé à Burleigh.

Du coup, dès les premières minutes, le Stade français a affiché ses ambitions, refusant de tenter toutes les pénalités qui se présentaient à lui. Objectif : jouer, gagner et marquer des essais. Tant et si bien qu'à la 33e minute, les Stadistes avaient déjà inscrit quatre essais synonyme de bonus offensif. Mais surtout, ils ont montré une appétence pour un jeu de mouvement agréable et séduisant et n'ont pas manqué de dérouler toute la panoplie du rugby. Essai sur ballon porté (Bonfils, 11e), essai de pénalité après mêlée enfoncée (28e) et deux essais magnifiques de Bonneval (20e) et Doumayrou (33e). Même en défense, les joueurs de Quesada ont montré bien d'autres qualités que quelques jours plus tôt dans les Highlands, ne laissant que trois petits points aux Ecossais en première mi-temps. De bon augure avant le prochain déplacement en Top 14 des Soldats roses à Clermont ? La seconde période, bien plus contrastée, laissait tout de même planer un léger doute.

 

L'essai de la rencontre 

Ça aurait pu être celui de Jules Plisson (58e) avec une passe « made in Parisse », façon volley-ball à l'aveugle, mais il a été refusé, après arbitrage vidéo pour une faute de Jérémy Sinzelle très en amont de ce dernier geste somptueux. Paradoxalement, le plus bel essai est donc celui inscrit par Edimbourg en début de seconde période (46e), par Fraser McKenzie après une multitude de passes et un très joli mouvement écossais. Un essai qui fait passer quelques frissons dans le dos des quelques supporters parisiens présents. A juste titre. En suivant, les "Scottish" en marquaient deux autres par Mata (63e) et Hidalgo-Clyne (79e), leur permettant de décrocher le point de bonus défensif. Un petit point qui pourrait au final coûter cher au Stade français dans la course à la qualification…

 

Le joueur de la rencontre

C'est probablement son meilleur match depuis son retour de blessure il y a un mois environ. Le trois-quarts centre parisien Jonathan Danty, contraint de se faire opérer d'une épaule au retour de la tournée en Argentine avec le XV de France, a montré qu'il était en passe de retrouver son meilleur niveau. « John » a gagné tous ses duels et a permis à son équipe de jouer en permanence dans l'avancée. C'est lui qui a créé notamment la première brèche sur l'essai de Bonneval (20e) en faisant jouer son premier soutien dans le mouvement.

 

Les meilleurs

Felsina, Slimani, Danty, Parisse, Sinzelle, Bonneval ; McKenzie, Hidalgo-Clyne, Toolis

Arnaud Beurdeley
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