Pantin a retrouvé des couleurs

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    Pantin a retrouvé des couleurs
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Le club de Seine-Saint-Denis a redressé sa course avec des jeunes revenus au club. Son entente avec Bobigny lui est profitable.

Les Pantinois ont réalisé un début de parcours presque parfait dans leur championnat de Deuxième Série francilien, en remportant leurs neuf rencontres assorties de quatre points de bonus offensif. Avec leur titre honorifique de champion d’automne, ils ont mis un terme à leur longue dégringolade, amorcée il y a quatre ans, après une mauvaise aventure en Honneur régional. L’équipe de cette époque n’avait pas les moyens d’exister au plus haut niveau régional, alors que la grande réforme des championnats fédéraux y avait rejeté nombre de clubs solides de Fédérale 3. Pantin avait complètement dévissé à partir de cet instant.

L’équipe n’avait remporté aucune rencontre en Première Série la saison dernière. « Il faut tirer un grand coup de chapeau à notre entraîneur Alexandre Boucher, qui a su intéresser les joueurs malgré ces mauvais résultats, et à notre maître cuisinier Marco qui, chaque vendredi, a servi son repas d’après entraînement, salue le coprésident Christian Milord. La compétence de l’un et la convivialité de l’autre, ont permis que le groupe n’explose pas, et que tout le monde reprenne cette année. » Sur cette base de fidélité, les arrivées d’une dizaine d’équipiers premiers supplémentaires ont permis de relever le niveau d’un coup. Ici, Pantin a reçu le salaire de son rapprochement singulier avec le club de Bobigny.

Déléguer les cadets et les juniors

Depuis quatre ans, le petit club de cette ville limitrophe à Paris (120 licenciés) a fait le pari de ne plus présenter en son nom propre d’équipes cadettes et de juniors. Il a bouclé un accord avec Bobigny (Fédérale 1), le club phare voisin du département. Pantin envoie ses joueurs là-bas, où ils prennent une licence balbynienne. « Cela ne sert plus à rien de créer des équipes de faible niveau, dans lesquelles les joueurs savent qu’ils joueront quelle que soit leur implication, dit Milord. Aujourd’hui, il faut raisonner en termes de bassin. Nos jeunes joueurs, et nos éducateurs aussi, puisqu’ils y participent, vont à Bobigny pour disputer des championnats intéressants et vivre une concurrence qui les motive. Et peu importe qu’ils ne soient plus licenciés chez nous. Cette année, c’est la première fois que des joueurs nous reviennent, soit parce qu’ils étaient trop justes pour jouer en Fédérale, soit parce qu’ils ne le voulaient pas. Et nous avons retrouvé des jeunes compétents, motivés et très heureux de reformer leur groupe à Pantin dans leur club d’origine. Quelques autres joueurs sont venus aussi de Saint-Denis ou du Scuf avec eux, parce qu’ils ne voulaient pas non plus se plier à l’exigence fédérale. Alexandre Boucher et notre nouvel entraîneur Benjamin Clouze, ont su exploiter cette émulation pour former une belle équipe. »

La dynamique sera entretenue la saison prochaine. Nombre de juniors qui ont migré depuis quatre ans seront en fin de cycle à Bobigny. Deux ou trois ont déjà intégré le centre de formation balbynien, mais beaucoup devraient revenir jouer à Pantin en seniors.Ce club a retrouvé son panache.

Par Guillaume Cyprien

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