Jesse Mogg : « Je me dois une revanche »

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    Jesse Mogg : « Je me dois une revanche »
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En difficultés à l’Altrad Stadium face au CO, l'arrière du MHR veut afficher son vrai visage dimanche à Pierre-Antoine.

Avec du recul, pourquoi avez-vous tenté cette passe sautée « suicidaire » dimanche dernier, qui a été interceptée et transformée en essai par Rémy Grosso ?

J’ai été déçu de me faire intercepter à un moment crucial de la rencontre. J’ai instantanément regretté de faire la passe, au moment où le ballon quittait mes mains. En revoyant l’action, je me suis dit que j’aurais dû porter le ballon car il y avait la possibilité de franchir, mais j’avais vu de l’espace au large et je me suis dit que c’était le meilleur choix. Ce que je n’avais pas vu, c’était l’ailier adverse qui arrivait…

On a eu l’impression que cette erreur vous avez tétanisé pour la suite de la rencontre.

Je n’ai pas eu le sentiment de m’effacer. C’est surtout que je n’ai pas tellement eu d’occasions de me montrer. Nous avons été rapidement réduits à quatorze, et il a fallu beaucoup bosser en défense. Pour moi, il ne s’agissait pas autant de plaquer à tout-va que de couvrir le terrain derrière et de faire l’essuie-glace. Je n’ai donc pas touché énormément de ballons, mais je crois que j’ai été propre sous les ballons hauts.

Peut-on parler pour vous de revanche personnelle face à Castres ?

Oui, j’ai l’impression de me devoir une revanche. Mais il faut surtout rester concentrés sur ce que nous avons à faire, car les Castrais seront bien mieux préparés. Ce sera un combat plus difficile, à moi de me préparer, et d’essayer de ne pas me faire intercepter !

Comment expliquez-vous votre début de saison en demi-teinte ?

Je crois effectivement que je ne suis pas encore au niveau qui était le mien l’an dernier. Notamment car j’ai été blessé pour un long moment après mon deuxième match. En plus, Joffrey (Michel, N.D.L.R.) a été bon pendant cinq ou six semaines consécutives. J’espère donc que j’ai été assez bon pour mériter d’être aligné une deuxième fois, car je pourrai continuer à m’améliorer avec du temps de jeu. Pour l’instant, la saison est un peu frustrante, d’autant plus que j’avais bien fini la saison dernière et que j’aurais aimé poursuivre sur ma lancée. Désormais, j’espère pouvoir enchaîner quelques matchs et revenir en forme.

Montpellier semble enfin s’être décidé à prendre quelques risques pour servir son attaque. Cet attrait offensif peut-il vous servir ?

Oui, notre style de jeu devient plus enthousiasmant. L’an passé, nous n’avons pas joué un jeu très ouvert. Et cette saison, nous commençons à déplacer un peu plus le ballon. Mais il faut rester intelligents et ne pas courir pour courir. Il faut jouer les ballons aux bons moments. Ne pas se contenter seulement de faire des mauls, c’est forcément plus sympa pour les trois-quarts. Nous avons eu du mal au début, mais, de semaine en semaine, nous gagnons en précision, nous marquons davantage d’essais, et c’est un style où je me reconnais.

L’apport de vos deux phénomènes fidjiens, Timoci Nagusa et Nemani Nadolo, enfin réunis, fait-il la différence ?

On peut jouer en confiance quand on sait qu’on peut s’appuyer sur Jim Nagusa à droite et Nemani Nadolo à gauche. Jim est énorme ces dernières semaines, et on a déjà vu de quoi « Nems » est capable. Quand on contre-attaque, ils aiment avoir le ballon rapidement pour faire ce qu’ils savent faire de mieux. On va donc continuer à travailler dans ce sens pour faire du jeu.

La présence de deux Australiens, Nic White et Joe Tomane, dans le XV de départ du MHR vous rassure-t-elle ?

Cela fait un moment que je joue avec Nic et Joe, et c’est toujours sympa. On se connaît bien en tant que joueurs depuis les Brumbies, même si Joe joue à un nouveau poste (centre), où il se débrouille d’ailleurs très bien. Nous sommes très proches également hors du terrain, mais ça fait tout de même un an et demi que je suis ici. Et je suis tout aussi proche d’autres mecs avec qui je ne jouais pas auparavant.

Quel regard portez-vous sur cette troisième opposition cette saison face au CO ?

Nous sommes obligés de gagner à Castres si nous espérons nous qualifier. C’est un moment clé pour nous, car nous ne voulons pas avoir à compter sur les résultats d’autres équipes. Mieux vaut finir premiers de poule ! C’est vrai que nous avons obtenu une belle victoire à quatorze contre quinze. Mais affronter les Castrais chez eux, c’est périlleux. On a vu ce que Northampton avait fait là-bas alors que c’est une équipe de qualité et que nous venions de perdre contre eux. Ce sera physique, ce sera dur, contre des Castrais affamés qui savent que ce sera leur dernière chance.

Pensez-vous aller jusqu’à la fin de votre contrat dans l’Hérault (juin 2019), malgré le départ de Jake White ?

Je suis toujours sous contrat, et je serai très heureux de rester. Je ne compte donc pas partir. Mais avant de se projeter, il reste six mois, et j’ai envie de gagner le Top 14 et la Coupe d’Europe.

 

Propos recueillis par Julien Louis

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