Grenoble ravive la flamme

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    Grenoble ravive la flamme
Publié le , mis à jour

Au bout d'un suspense insoutenable, les Isérois sont enfin parvenus à renouer avec la victoire, au terme d'un match qui les aura toutefois vus mener de bout en bout. Oui, Grenoble vit encore !

LE MATCH

Pour eux, c'était sinon le match de la dernière chance, du moins celui de l'espoir. Alors forcément, les Grenoblois sont entrés sur le terrain le couteau entre les dents... D'ailleurs, au-delà de leur habituelle débauche d'énergie offensive, les Isérois avaient opté pour un plan de jeu plus épuré, d'abord fondé sur l'occupation du terrain, par les pieds de Wisniewski, McLeod et Estebanez. Et cela a fonctionné ! Privés d'option dans le jeu au pied, les Toulousains ne pouvaient que s'en remettre qu'à leur puissance. Mais comme leur domination en mêlée n'était récompensée que sporadiquement par M. Charabas (et pour ne pas dire bizarrement, à l'image de cet improbable essai de pénalité de la 65e, alors que le FCG semblait avoir pris le dessus) et que leur possession de balle s'avérait trop faible, les Stadistes s'exposaient à la furia des locaux, symbolisée par les essais en force de Jammes, et surtout celui de Mignot à la 53e (lire ci-dessous). Un état d'esprit à toute épreuve, symbolisée par cette défense rageuse sur l'en-but de la 75e, cette mêlée victorieuse en suivant qui fit éructer le Stade des Alpes, ce retour in extremis de Wisniewski sur David ou encore ce contest colossal de Grice, décisif dans le money-time. Une victoire à l'envie, qui permet à Grenoble d'entretenir la flamme.

 

LE TOURNANT

Il s'agit probablement de l'essai refusé à Gaël Fickou juste avant la mi-temps. La raison ? Un écran de Jean-Marc Doussain ayant ouvert un intervalle à Bézy, une soixantaine de mètres avant la réalisation du Toulousain. Une décision d'autant plus sévère qu'elle privait les Stadistes de revenir potentiellement à 16 partout... Car même si Wisniewski manqua la pénalité offerte quarante mètres dans l'axe des poteaux par M. Charabas, le coup au moral fut très lourd à encaisser pour les Stadistes.

 

L'ACTION

C'était un temps fort grenoblois, au retour des vestiaires. Une première action d'abord annihilée par un ballon perdu, heureusement rendu pour les Grenoblois par Bezy, par le biais d'un dégagement direct en touche. La suite ? Elle démarre d'une touche. Laquelle , une dizaine de temps de jeu plus loin, accoucha d'un essai en coin inscrit par Xavier Mignot sur un bon décalage d'Estebanez, au bout d'une action qui aura vu les Grice, Muldowney, Roodt et Farrell apporter une part colossale à l'ouvrage. De la belle ouvrage collective, conclue à la 53e minute par la réalisation entre les poteaux de l'ailier international.

 

LE JOUEUR

Difficile, voire impossible, d'extraire un joueur de la prestation d 'ensemble des Isérois, monstrueux de courage pour résister au retour du Stade toulousain. N'empêche, la prestation de Rory Grice mérite mention.Plutôt discret depuis son retour de blessure, le numéro huit néo-zélandais s'est tout bonnement avéré monstrueux. D'abord parce que par par sa puissance, il a réussi à faire avancer son équipe, notamment sur l'essai de Mignot. Mais surtout parce que dans les instants décisifs, sa présence s'est avérée déterminante en défense, notamment sur ce contest monumental qui offrit la victoire aux siens à la 79e.

Nicolas Zanardi
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