Montauban : le bilan à la mi-saison

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    Montauban : le bilan à la mi-saison
Publié le , mis à jour

Le championnat de Pro D2 fait une pause jusqu’au 5 janvier. L’occasion pour Midi Olympique de faire le point à la moitié du championnat. Cinquième épisode avec le bilan de Montauban, troisième de Pro D2 et à un point d’Oyonnax, le leader.

À la veille de la dernière journée de la phase aller et de leur déplacement à Agen, les Montalbanais étaient leaders de la division. Une position surprenante car, en début d’exercice, personne ne les attendait si forts, même si tous les observateurs notaient une montée en puissance de l’équipe montalbanaise depuis son retour en Pro D2 lors de la saison 2013-2014. Si cette quinzième journée les a vus rétrograder de la première à la troisième place (à un point des coleaders Oyonnax et Agen), les Montalbanais se posent toujours comme la grosse surprise du haut de tableau. Une fois l’info digérée, vient le temps de l’analyse. Et force est alors de constater que la position des Montalbanais est parfaitement logique au vu de leur histoire récente et de leur mode de fonctionnement.

 

Du mieux à l’extérieur

La réussite de Montauban, c’est avant tout la réussite d’un projet construit sur le long terme. Redémarrée sur les cendres de feu le MTG XV, rétrogradé administrativement en 2010, l’histoire de l’USM a ancré de solides racines en Fédérale. Là, le club s’est forgé dans l’humilité et le travail, sous la houlette de Xavier Péméja, échouant trois fois à rejoindre le monde professionnel. L’année de la consécration, en 2014, l’USM retrouve le Pro D2 sur un titre de champion de France de Fédérale 1. S’ensuit une première saison en Pro D2, où le club termine dixième, soit le meilleur résultat de l’histoire pour un promu. Plus houleuse, marquée par une rupture avec Xavier Péméja, la saison suivante ne restera pas dans les annales du club (12e). Elle aura toutefois le mérite de poser les bases de l’exercice en cours qui, durant cet automne 2016, prend des tournures de réussite totale.

Pierre-Philippe Lafond, coach des avants et seul « survivant » du trio qu’il composait avec Xavier Péméja et Philippe Mothe, a parfaitement su faire la transition. Sans jamais renier le passé, l’homme a su impulser le renouveau en convoquant Chris Whitaker pour travailler à ses côtés. Les deux techniciens partageaient de nombreuses accointances. Ils se sont connus dans les murs de Marcoussis, alors qu’ils bûchaient leurs diplômes d’entraîneurs. Le coach australien, vice-champion du monde 2003 avec les Wallabies (demi de mêlée) est le parfait complément de « PP » Lafond. L’ancien pilier s’occupe de la défense et des avants, l’ex-Wallaby gère le contingent des étrangers du club et a amené sa patte et un œil nouveau sur le jeu de ligne des Montalbanais. Les joueurs ont adhéré à la formule et cela se voit sur le terrain. L’effectif a été construit avec un mot d’ordre : la continuité. Les recrues du groupe professionnel en début de saison se comptent sur les doigts d’une main ! Tous des trentenaires expérimentés tels Jérôme Bosviel ou « Pellow » Van der Westhuisen. Les Montalbanais proposent un rugby « tout-terrain » fait de vitesse et de mouvement qu’ils adaptent à la perfection aux conditions climatiques, à l’arbitrage et bien entendu à l’adversaire. Sapiac est (re) devenu une forteresse imprenable : huit victoires en autant de rencontres dans la plus célèbre cuvette du rugby français. Mieux, timides à l’extérieur en tout début de saison (défaite à Vannes, Aurillac, Soyaux-Angoulême ou Oyonnax), les Montalbanais s’exportent désormais avec les honneurs : ils ont gagné à Dax et à Carcassonne avant de céder de peu chez le voisin agenais (bonus défensif). Tous les espoirs sont donc permis pour la fin de la saison et une chose est certaine : il faudra compter sur l’USM !

Par David Bourniquel

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