Technique : Ifer et à refaire

  • Technique : Ifer et à refaire
    Technique : Ifer et à refaire
Publié le , mis à jour

Inspiré par les célèbres stages de Marciac des années 70-80, le séminaire de l’Ifer à Villard-de-Lans s’est avéré un véritable succès.

C’est lundi dernier, dans le cossu Hôtel de Paris où se tenait la première soirée du séminaire, que le président de Tech XV Alain Gaillard s’est laissé aller à la confidence, après de longues heures de débats passionnés. « Cette journée m’a rappelé les stages de Marciac, auparavant organisés par René Castagnon sous l’égide de l’AEEPS. Des moments où des entraîneurs de tous les niveaux venaient partager, échanger… » « L’idée était en effet de retrouver cet état d’esprit, avec de la confrontation et du débat d’idées entre entraîneurs, confiait Olivier Nier, grand ordonnateur du séminaire. Le plus dur était de trouver une bonne date. En 2012, nous avions voulu profiter des demi-finales à Nantes, et nous avions fait venir Claude Onesta. Or il n’y avait eu que cinq participants, tout simplement parce qu’à ce moment de l’année, les entraîneurs sont cramés… C’est pourquoi il nous a semblé que la trêve de Noël accordée aux clubs de Fédérale et de Pro D2 était propice. En outre, le fait d’avoir organisé ce stage dans une station comme Villard-de-Lans nous a permis d’accueillir pendant trois jours les entraîneurs avec leurs familles. »

60 participants, 108 entraîneurs connectés

Le résultat ? Un vrai succès, avec 60 inscrits (dont le staff de la province de Superrugby des Sunwolves et des nombreux Italiens), une présence forte de la DTN (avec Didier Retière, Jean-Marc Bederede, Riadh Djait et Julien Piscione) et pas loin de cent participants au repas du mardi soir. Mais surtout de nombreux participants à distance, dont les staffs de clubs de Top 14, dont Clermont, Toulouse, Castres et Lyon, qui ont pu à la fois assister aux échanges (simultanément traduits en japonais, italien et espagnol) mais aussi poser des questions grâce au savoir-faire de Christophe Battier, de l’Icap Lyon. « Lors du débat sur la mêlée, il y avait 108 personnes connectées qui ont assisté au débat, sourit Nier. Cela a été un vrai succès. Les Japonais veulent copier le principe pour l’Asie, et nous ont demandé les vidéos pour les traduire plus précisément et les diffuser chez eux. Idem pour les italiens et les Espagnols. » Il est vrai que la qualité des échanges, avec notamment l’arbitre Alexandre Ruiz, ont permis de construire. « Nous nous sommes rendus compte que les observables des arbitres n’étaient pas celles des entraîneurs. C’est pourquoi, ensemble, nous avons construit un document quant à ces observables que nous allons transmettre à la DTNA. » Ou quand la convivialité n’empêche pas la qualité du travail…

Nicolas Zanardi
Voir les commentaires
Réagir

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?