Toulouse : Ouverture capitale

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    Toulouse : Ouverture capitale
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Après la frustrante défaite à Grenoble, et alors que les choses s’accélèrent en coulisses avec l’appel - prévu depuis plusieurs semaines - aux partenaires privés, le club du Stade Toulousain s’apprête à vivre des prochaines semaines décisives. Sur le plan sportif, cela démarre samedi, au Stadium, face au leader.

L’année 2016 se terminera sept heures après le coup d’envoi… Samedi, le Stade Toulousain a l’obligation de finir ce cru sur une belle note, une semaine après la désillusion de Grenoble. Le staff avait pointé ce déplacement en Isère et, malgré une première demi-heure décevante, son équipe avait les moyens de l’emporter si elle s’était montrée plus réaliste. Face à Clermont, dans un Stadium qu’ils n’ont pas encore visité lors de l’exercice en cours, les hommes d’Ugo Mola doivent engranger pour rester accrochés au wagon de tête du Top 14 et capitaliser avant un mois de janvier décisif. Le club, qui cherchera à engranger son deuxième succès à l’extérieur sur la pelouse du Stade français puis enchaînera avec deux semaines européennes capitales, vit des heures déterminantes en interne. Sur fond d’élection présidentielle en juin, Toulouse a déjà acté une nouvelle ouverture de son capital.

Dernière de l’année, première au Stadium

C’est l’histoire de retrouvailles trop souvent remises… Entre le Stade Toulousain et le Stadium, l’histoire d’amour a viré à l’aigre. Après presque trois ans d’absence, en raison des travaux qui s’opéraient en vue de l’Euro (ce qui avait en partie expliqué les déficits sur les derniers exercices selon René Bouscatel), le club avait enfin retrouvé la plus grande enceinte de la ville lors du dernier exercice. Et, cette saison, il avait prévu d’y délocaliser quatre rencontres. Pour les deux premières, ce fut un acte manqué. Prévenu à dix jours du match contre Toulon par la Communauté urbaine - gestionnaire du stade - de l’impossibilité de sa mise à disposition à cause de l’état de la pelouse, Bouscatel avait vu rouge. Quelques semaines plus tard, c’était la réception des Wasps qui était relocalisée à Ernest-Wallon, ce qui avait fini de tendre les rapports entre la présidence toulousaine et la mairie. Samedi, les coéquipiers de Thierry Dusautoir se produiront pour la première fois de la saison au Stadium. Rendez-vous à ne pas rater. Sur tous les plans.

Paris, extérieur jour ?

Ce ne serait pas révéler un secret de polichinelle que d’avancer à quel point les Toulousains espéraient faire le plein de points avant la fin d’année. Trop inconstants à Grenoble, ils se sont pourtant inclinés sur le fil la semaine dernière. Autant dire que, dans dix jours et même dans le cas où ils auraient assuré devant l’ASMCA, les Stadistes se rendront à Paris avec la féroce envie de dominer le Stade français, une équipe qui leur réussit plutôt bien depuis un an et demi. Surtout, un succès dans la capitale, qui serait seulement le deuxième à l’extérieur cette saison, leur permettrait de basculer du bon côté de l’échiquier.

Wasps, première finale de la saison

Les prochaines semaines vont aussi s’avérer fondamentales sur la scène européenne. Le 14 janvier, le Stade toulousain se rendra à Coventry pour une finale de groupe face aux Wasps. En s’imposant, les Rouge et Noir feraient un grand pas vers la qualification en quart de finale de la compétition, puisqu’il suffira d’une victoire à domicile contre le Connacht pour valider le billet. En revanche, un échec fragiliserait grandement les chances d’être au rendez-vous des phases finales. Alors s’il est trop tôt pour dire que ce match est déjà dans tous les esprits, beaucoup ne cachent pas, en interne, vouloir répondre aux attentes lors les deux rencontres à venir pour espérer voir Coventry.

Avenir du club : mois de janvier crucial en coulisses ?

Enfin, à Toulouse, il y a le sportif et le reste en ces temps … Le reste, c’est d’abord la succession de René Bouscatel à la présidence du club, laquelle sera effective en juin. Évidemment, les deux secteurs sont intimement liés puisque le club entend redevenir un modèle à tous les niveaux. Le sien économique, longtemps loué et admiré, est aujourd’hui mis à mal, dans l’obligation d’évoluer. C’est en ce sens que le club a ouvert son capital, une voie prévue depuis de longs mois et désiré par les deux candidats à la tête du directoire, à savoir René Bouscatel lui-même et Hervé Lecomte, l’actuel président du Conseil de surveillance. Dans cette logique, et alors que cette institution se réunira de nouveau courant janvier, les tractations devraient se poursuivre activement en coulisses. Pour trouver un consensus et de l’argent frais. Ainsi que retrouver les sommets à court ou moyen terme.

Jérémy Fadat
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