Serin : « Je n'ai jamais perdu confiance »

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    Serin : « Je n'ai jamais perdu confiance »
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Baptiste Serin s’est exprimé après la courte défaite de son équipe à Montpellier (31-26). Il a joué la fin du match, le temps de marquer l’essai qui a ramené l’UBB à un point (24-23). Il s’est exprimé naturellement après la rencontre, lui qu’on avait plus entendu depuis la défaite face à Pau qui l’avait vu sortir sous les sifflets cruels du public de Chaban-Delmas.  

L’UBB a perdu, mais votre performance a été plutôt intéressante, non ?

Oui, nous avons essayé de mettre du rythme pour déplacer une équipe plus puissante que nous. Nous avons joué sur nos forces en exploitant à fond nos ballons rapides.  

 

À la fin de la rencontre, pourquoi ne pas avoir tenté l'avant-dernière pénalité ?

On est en train de tous réfléchir. Et avec Romain Lonca, on voit de suite qu'on est à cinq points si on la met. Le souci, c'est que plusieurs joueurs veulent aller en touche. Du coup, on a une petite phase de doute. Moi, je me suis servi de mes doigts pour compter (rires). L'arbitre nous mettait la pression et au dernier moment Simon (Hickey, N.D.L.R.) a tapé donc c'était trop tard. Heureusement derrière on reprend une pénalité juste derrière.

 

Pourquoi ne pas avoir tenté un drop quand votre équipe campait sur la ligne adverse à la 75e ?

C'est une bonne question... Ça va si vite. On a envie de marquer un essai parce qu'on sent qu'ils sont sur le fil, que leur résistance ne tient pas à grand-chose. Ils sont à deux doigts de craquer. On a voulu planter cet essai. Et si on plantait cet essai, c'était gagné !

 

Avez-vous des regrets, par rapports à certaines décisions prises au cours du match ?

Oui, forcément. On a de gros regrets surtout quand on voit l'allure du match. Nous n’avons jamais été distancés Il nous manque quelque chose à chaque fois pour arriver à gagner. On est dans une période compliquée vu qu'on ne gagne pas. C'est rageant. Mais il y a un état d'esprit que l'on retrouve depuis quelques matchs et il faut s'accrocher à ça.

 

Même s’il n'y a toujours pas de victoire, mais ce point a plus de saveur que celui pris face à Lyon la semaine dernière...

Je pense qu'ils sont aussi importants l'un que l'autre. Il fallait absolument qu'on prenne des points. Forcément, on aurait aimé repartir avec plus. Surtout compte tenu de la physionomie du match. À cinq minutes de la fin, on a un ballon hyper important dans leurs 22 après une mêlée . On ne prend pas de point et résultat : on se prend un essai en contre. Au final, on prend quand même un bonus défensif. Je crois qu’ils ont eu très peur jusqu’à la fin. On se dit que toutes les équipes ne le feront pas ici, c’est une satisfaction.

 

Bordeaux semble donc sur la bonne voie...

Je pense. Après, il faut retrouver le goût de la victoire. C'est le plus important. Certaines choses ses ont améliorées, il ne faut pas s'en cacher. Il y a eu des changements, nous nous sommes parlé. Et finalement, le fruit de ce travail, c’est notre performance satisfaisante de ce soir.

 

Compte tenu des critiques [du public] à votre encontre ces deux derniers matchs, on peut dire que vous avez retrouvé la confiance. Attend-on trop de vous ?

Je n'ai jamais perdu confiance. Je préfère laisser faire les choses. Mais évidemment, ça m'a atteint. Mais je pense que tout joueur subi des contres performances dans sa carrière. Je ne fais pas exception. Et je pense qu'il y en aura d'autres. J'essaie de me préparer mentalement à ça. J'essaie de faire abstraction, même si ça m'a touché psychologiquement. C'est normal.  

 

Ces critiques sont -elles liées à votre nouveau statut ? Il y a quelques temps, on ne vous aurait pas critiqué aussi durement, non ?

Je pense que les gens attendent beaucoup de moi, c’est vrai. J'ai peut-être un statut qui a changé. Il faut que je m'y fasse et que je travaille encore plus pour ne décevoir personne. Enfin, surtout, j'ai envie d'être performant pour l'équipe pour essayer de grappiller des victoires. Mais on reste dans notre cadre de travail. Tout est collectif. Ce n'est pas un individu qui va faire toute notre force, surtout à l'UBB, où on a quand même une force collective avant d'avoir une force individuelle.  

Jérôme Prévot
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