Serge Milhas : « Nous ne sommes pas des combattants »

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    Serge Milhas : « Nous ne sommes pas des combattants »
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Le manager d'Albi n'a pas mâché ses mots après le match nul de ses joueurs vendredi dernier à domicile face à Narbonne (13-13).

Comment expliquez-vous cette nouvelle déconvenue, ce match nul concédé face à Narbonne, 13-13, à domicile, vendredi ?

On doit gagner cent fois ce match et nous ne le gagnons pas. Aujourd’hui, nous sommes dans une vraie merde. Quand je vois notre prestation durant les vingt dernières minutes, je suis sans voix… C’est affligeant. Je craignais ce match et j’avais raison. Mais tout s’explique dans la vie : entre Noël et le 1er de l’an, j’ai envoyé des vidéos pour que les joueurs préparent ce match. Seuls cinq joueurs ont ouvert le fichier… Cela ne les intéresse pas. C’est normal que l’on en soit là. L’attitude des joueurs ne me va pas. Il faut qu’on arrive à changer ça. Nous avons besoin d’une prise de conscience. En face, j’ai vu une équipe qui se révolte, qui est agressive, qui met des coups. Nous, on est trop tendres. Nous ne sommes pas des combattants. À croire qu’à Albi le rugby n’est pas un sport de combat… Il faut que les joueurs se posent les bonnes questions. Le staff et moi en avons marre de les accompagner. Ils doivent se prendre en charge.

 

La situation comptable se tend. Plus que deux points d’avance sur le maintien au cœur d’un bloc difficile…

Nous avions l’occasion de mettre du ciment entre toutes composantes du club en cas de victoire. Au lieu de ça, nous sommes englués dans la lutte pour le maintien. Et ça, c’est très difficile parce que pour jouer le maintien il faut des « couilles ». Les a-t-on ? Je ne le sais pas. Six mois que je suis en poste et nous n’avons pas avancé. Six mois après le match inaugural contre Carcassonne, nous en sommes au même stade avec encore un match nul à domicile. C’est grave.

 

Vous avez encore envie de vous battre ?

Je ne tiendrai pas ce discours si ce n’était pas le cas. J’ai envie de batailler. Ce n’est pas un problème de qualité. C’est peut-être de la suffisance. Ne pas être concentrés sur des ballons de marque, des ballons décisifs, ça me pose un problème. Alors on va choisir les mecs qui veulent se saigner pour le club. Donner leur vie pour le club.

 

Par David Bourniquel

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