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Compétitions

Annaëlle Deshayes: La nouvelle attraction

La jeune Normande, appelée par le nouveau staff de l’équipe de France, confirme sa montée en puissance.

Annaëlle Deshayes est devenue la valeur montante en équipe de France au poste de pilier gauche. La jeune Normande de l’Ovalie caennaise (20 ans) avait été appelée pour la première fois par l’ancien staff pour participer aux trois matchs de la tournée d’automne. Cet ancien membre du pôle France, maintes fois sélectionnée avec les moins de 20 ans, avait montré en deux titularisations contre les États-Unis de quel potentiel elle se prévalait. Deux mois plus tard, le nouvel encadrement installé par Bernard Laporte l’a de nouveau convoquée pour le stage préparatoire de l’Ile-Rousse, organisé en fin de semaine dernière, pour l’intégrer dans la préparation du tournoi, et pour son entraîneur de club Jeff Mouton, elle est en mesure de tout craquer : « On l’a bien vu en fin d’année. Il y a eu un avant cette convocation en équipe de France, et un après. Annaëlle comprend vraiment très vite. »

 

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Cette joueuse du sérail, licenciée depuis ses 9 ans quand elle avait commencé à l’école de rugby d’Yvetot, fille et sœur de rugbyman, offrait déjà des qualités intrinsèques supérieures. Sa puissance et son plaquage offensif lui avaient ouvert les portes du Top 8 dès ses 18 ans. Elle dispute déjà sa troisième saison en première division. Et alors que l’Ovalie caennaise, depuis quelques années, se débat dans le fond du classement pour sauver sa peau dans la division, elle rayonnait déjà dans cette équipe en difficulté. « Sa convocation en équipe de France lui a donné encore plus de confiance, et elle a suivi à la lettre les recommandations qui lui ont été faites par l’ancien staff pour étoffer son jeu, observe Jeff Mouton. Depuis son passage, elle a travaillé, et elle s’est mise à inscrire des essais derrière la ligne de trois-quarts après plusieurs temps de jeu. Elle a augmenté de façon significative son rayonnement sur le terrain. » Habituée aux changements d’entraîneurs - trois nouveaux entraîneurs à l’Ovalie caennaise depuis trois ans - elle s’est présentée sans appréhension au stage de l’Ile-Rousse. « Mais je me sens quand même un peu à la traîne. Il faut comprendre les nouvelles recommandations pour bien s’adapter et être efficace dans le jeu courant », dit-elle. Ce qu’elle fait depuis trois ans à Caen, et ce pour quoi elle pourrait bien rapidement devenir un membre permanent du quinze tricolore.

Par Guillaume Cyprien

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