Chauveau : tu veux ou tu veux pas ?

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    Chauveau : tu veux ou tu veux pas ?
Publié le , mis à jour

Explosif et bourré de talent, le numéro 9 a récemment songé à quitter les Hauts-de-Seine. Sauf rebondissement, il sera Racingman la saison prochaine…

Xavier Chauveau a disputé son premier match avec les pros il y a quatre ans, à Bordeaux (25-19). Depuis ? Le jeune homme compte six titularisations supplémentaires, un ratio famélique à la lumière du talent qu’il dégage. « Face à Leicester, explique Laurent Labit, Xavier a joué sa partition à la perfection. Il fut efficace au pied, rapide dans les libérations et, surtout, excellent autour des rucks où il a su concentrer la troisième ligne adverse. » Devant lui, Chauveau (étudiant en Master d’économie) avait, à ses débuts, Sébastien Descons et Laurent Magnaval, qui sans être géniaux avaient pour eux l’expérience et un vécu supplémentaire dans le rugby pro. Bon an mal an, il a appris à faire banquette. Ont débarqué ensuite, dans les Hauts-de-Seine, deux internationaux confirmés (Maxime Machenaud et Mike Phillips). Une nouvelle fois, Xavier Chauveau a pris son mal en patience, mettant ses coups de reins au service des espoirs, le dimanche après-midi face à cinquante spectateurs payants. À l’instant où Maxime Machenaud fut exclu de la finale barcelonaise, son présumé suppléant admit même que les deux Laurent choisissent de repositionner Juan Imhoff à un poste qu’il n’avait plus occupé depuis des lunes. Et puis, lorsqu’il apprit que Teddy Iribarren remplacerait James Hart dans l’effectif l’an prochain (le franco-irlandais est annoncé au Munster), Chauveau le vit comme un désaveu et demanda naturellement à ses dirigeants de le libérer.

Un proche du joueur raconte : « Pour lui, la démarche fut très difficile. Xavier n’a connu que les Ciel et Blanc dans sa vie. Il est arrivé au club en poussins. Les histoires de ce genre se font rares dans le rugby pro. Au Racing, seuls Henry Chavancy et Matthieu Voisin sont d’ailleurs dans son cas. » Au départ, Jacky Lorenzetti et son staff n’étaient pas opposés à l’idée de libérer le joueur de sa dernière année, eu égard à ses excellents états de service. Castres et La Rochelle, soucieux de remplacer Ricky Januarie et Antoine Dupont, s’étaient d’ailleurs montrés intéressés. L’accord était tout proche. C’est alors que Toulon s’est manifesté, proposant au joueur un contrat de deux ans ferme… Alors ? Les Ciel et Blanc ont posé leur veto, rétorquant logiquement au joueur que, s’il était en quête de temps de jeu, il ne pouvait débarquer dans une équipe comptant déjà trois numéros 9 présents au club toute l’année… puisque boudés par les sélectionneurs (Sébastien Tillous-Borde, Éric Escande et Anthony Méric). Après réflexion, Mourad Boudjellal semblait de toute façon peu enclin à racheter la dernière année de contrat et régler les indemnités de formation du joueur.

Il pourrait prolonger

La semaine dernière, Xavier Chauveau a donc eu une longue discussion avec son staff et il semblerait, aujourd’hui, que les deux parties soient parvenues à un accord. Désormais réfractaires à l’idée de voir s’envoler la perle, les Franciliens ont promis à celle-ci que le turnover lui serait largement plus favorable, l’an prochain : « Il restera au Racing jusqu’en juin 2018, nous confiait, dimanche, une source proche du dossier. On ne veut plus discuter avec quiconque. Il est bon, il est formé ici et il ne partira pas. Je pense même qu’il prolongera prochainement son contrat. » Pour faire pencher la balance en leur faveur, les Racingmen ont mis en avant que Maxime Machenaud - choix numéro 1 de Guy Novès en équipe de France - sera absent dix-huit semaines la saison prochaine. De quoi combler Xavier Chauveau ? Réponse imminente…

Marc Duzan
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