Dopage: les explications du président de l'Agence Française de Lutte contre le Dopage

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    Dopage: les explications du président de l'Agence Française de Lutte contre le Dopage
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Brice Dulin et Yannick Nyanga ont subi un contrôle anormal fin 2016 à une substance interdite, l'higénamine. Bruno Genevois, président de l'AFLD, s'exprime sur cette affaire. 

Quelles sont les caractéristiques de cette substance? 

Il faut savoir que l'higénamine est une substance interdite en toute circonstance, que ce soit en entraînement ou en compétition. Elle figure au nom des Bêta-2 agonistes contribuant à l'amélioration des capacités respiratoires. De plus, l'higénamine n'est pas un médicament, mais bien une substance obtenue à partir de racines de plantes et qui peut se trouver dans certains compléments alimentaires. 

Comment cela va se passer pour le cas de Brice Dulin et Yannick Nyanga? 

Si le contrôle a décelé une substance interdite chez deux sportifs de haut niveau, leur cas seront renvoyés devant leur fédération. Une fois que le dossier est pris en charge par la fédération, une procédure est engagée dans laquelle ces sportifs peuvent s'expliquer. 

Combien de temps cette procédure peut-elle durer? 

L'organe de première instance de la FFR devra statuer d'ici les dix prochaines semaines, faute de quoi le dossier est récupéré auprès de l'organe d'appel. La procédure, dans sa globalité peut durer au maximum quatre mois. Mais il ne me semble pas qu'on soit réellement dans cette hypothèse pour le cas de Brice Dulin et Yannick Nyanga. 

Quel est le rôle exact de l'AFLD dans une affaire comme celle-ci? 

Pour l'instant, l'Agence française de lutte contre le dopage n'intervient en aucun cas. C'est la FFR qui s'occupe de se charger de cette affaire. Si le dossier mérite un examen complémentaire, nous pourrons à ce moment-là intervenir. 

Les deux joueurs du Racing 92 peuvent-ils être menacés par une éventuelle sanction?

Qui dit rapport d'analyse anormal, dit qu'on a décelé une substance interdite par la règlementation de l'AFLD. Mais cette seule circonstance ne suffit pas à entraîner obligatoirement une condamnation. Je ne peux pas me positionner pour l'instant sur ce cas là. 

 

Propos recueillis par Pierre Jaussan

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