Paris au quart de tour

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Le Stade français s'est brillamment qualifié pour les quarts de finale de la Challenge Cup en battant les Harlequins (27-12), en réalisant une performance aboutie.

Le résumé du match

Si seulement, le Stade français avait joué ainsi depuis le début de saison, sans doute les Parisiens ne seraient pas autant décrochés en Top 14. Jamais les Parisiens n'ont vraiment été en danger dans cette rencontre, sinon avant le coup d'envoi. Et pour cause. L'arbitre de la rencontre George Clancy a décidé, sous la pression du staff technique des Harlequins, de décaler le coup d'envoi d'une heure et demi en raison de quelques bouts de pelouse encore gelés à 14h00, laissant planer le doute sur le bon déroulement de la rencontre. La suite ? Les Stadistes ont montré, pour une fois, ce dont ils étaient capables. D'abord, une organisation défensive leur permettant d'obtenir de nombreuses pénalités sur des « contest » défensifs. Ensuite, un système offensif efficace, notamment grâce à un pack conquérant. En témoignent les trois essais inscrits par Waiséa, Arias et Burden, très joliment amenés. Sans doute les Parisiens regrettent-ils tout de même les quelques occasions oubliées en route et ces deux premiers essais encaissés pour deux fautes de plaquages grossières. Au moins, même si les « Quins », dans un dernier baroud d'honneur, ont inscrit un troisième essai en fin de partie (79e), cette fois-ci, le Stade français n'a pas failli dans les derniers instants...

Le plus bel essai

Voilà une bien belle combinaison. Alors que le premier quart d'heure a plutôt été à l'avantage des « Quins », le Stade français a marqué le premier essai de la partie sur un lancement de jeu en première main. Après une touche à hauteur des 35 mètres et une bonne prise de balle en milieu d'alignement, le demi de mêlée Genia ouvre sur Lakafia, légèrement décroché. Le troisième ligne remet à son intérieur instantanément à Julien Arias, venu de son aile. Un franchissement net et sans bavure au milieu des avants londonniens. Le trois-quarts centre Meyer Bosman est au relais et redresse sa course pour offrir le premier essai entre les perches à Waiséa. Tout simplement magnifique.

L’homme du match

Ils sont deux à s'être particulièrement illustrés ce samedi sur la pelouse du Stade Jean-Bouin. La charnière parisienne Genia-Plisson, dans la foulée d'un pack bien en place notamment dans les zones de combat au sol, a su profiter des très bonnes libérations de balles pour dynamiser le jeu parisien. Genia, qui a créé beaucoup d'incertitude dans la défense adverse, a peut-être même livré l'une de ses meilleures prestations depuis son arrivée, il y a plus d'un an maintenant. Quant à Jules Plisson, on ne jurerait pas qu'il a fait naître quelques regrets du côté du sélectionneur Guy Novès, mais il s'est montré en confiance, tentant et réussissant des gestes de classe, avec une facilité déconcertante. Il a mordu la ligne d'avantage, défendu avec vigueur et Peut-être était-il d'ailleurs un peu trop en confiance lorsqu'il a demandé à tenter cette pénalité (65e) à environ 50 mètres en coin... Le ballon a péniblement franchi la ligne des 22 mètres quasiment en rasant le sol.

Arnaud Beurdeley
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