• Fabien Antonelli : « Pas vraiment inquiet... »
    Fabien Antonelli : « Pas vraiment inquiet... »
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Compétitions

Fabien Antonelli : « Pas vraiment inquiet... »

Fabien Antonelli, l’entraîneur de Bobigny, revient sur le lourd échec subi contre Romagnat et évoque la fin de saison.

La très lourde défaite (0-30) subie à domicile par votre équipe contre la lanterne rouge Romagnat a frappé les esprits. Comment expliquez-vous ce revers ?

Techniquement, sur le match, nous avons été pris devant en conquête. On a été privé de ballons. Romagnat nous a mis une grosse pression, et nous avons cédé en seconde période en concédant deux essais de pénalité et en encaissant un essai en contre. Moralement, je crois que nous sommes dans une spirale négative que nous ne parvenons pas à arrêter. Nous n’avions pas l’habitude de perdre autant. Romagnat venait chercher son maintien. De notre côté, nous manquions cruellement d’agressivité. Le résultat a été logique.

Du coup, vous n’êtes pas encore maintenu dans la division. Il existe un scénario noir qui peut vous faire descendre à la dernière place de relégation. Ce scénario est d’autant plus crédible que vous finirez le championnat par trois matchs contre les trois premières équipes du championnat. Êtes-vous inquiet ?

Je ne suis pas vraiment inquiet. J’ai une entière confiance dans ce groupe. Mais force est de constater que c’est la première fois que nous nous retrouvons dans cette situation, et que nous ne savons pas comment les filles réagiront. Elles ont décidé de se réunir la semaine dernière entre elles, sans le staff, pour évoquer cette période et trouver des solutions. Cette fin de championnat sera effectivement très difficile. Je crois que nous allons pouvoir mesurer les ressources mentales de l’équipe.

Compte tenu de ces dernières saisons en demi-teinte, pensez-vous que le rugby féminin à Bobigny a entamé une phase de régression ?

Il est tout à fait clair qu’il faudra se poser les bonnes questions à l’intersaison. Le rugby féminin n’est pas en danger à Bobigny. Il est très ancré dans le club et dans le département. Il fait complètement partie de la culture locale. Le point positif, chez nous, c’est l’émergence de la génération montante dans notre département de la Seine-Saint-Denis. Elle obtient de bons résultats dans les équipes de jeunes des clubs et dans les sélections. La question qu’il faut résoudre, maintenant, c’est comment la faire venir chez nous. Nous ne devons pas nous reposer sur ce que nous avons construit. Nous devons aller de l’avant, et rester le club référent pour toutes ces jeunes filles qui veulent jouer en Top 8.

Propos recueillis par Guillaume Cyprien

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